imprimer l'article

La journée du don d'organe et de la greffe

Le 22 juin, l'Agence de la Biomédecine organise la 8ème journée nationale de la réflexion sur le don d'organe et la greffe.

Pourquoi une dénomination si compliquée et pas juste l'appeler "journée du don d'organe" ? C'est que le but, ça n'est pas du tout d'inciter à donner ses organes, même pour sauver des vies. L'état considère à juste titre que chacun a le droit de vouloir donner ou non ses organes après sa mort. Ce qui compte, c'est donc de faire connaître sa décision pour qu'elle soit respectée. Il ne faudrait pas qu'une personne contre le don voit son avis non respecté, mais il serait tout aussi dommage de ne pas sauver des vies parce que l'on ne sait pas ce qu'en aurait pensé la personne décédée.

Cette journée est donc organisée afin de permettre aux éventuels donneurs de faire connaître leur volonté de donner, de leur vivant ou après leur décès, et de demander à leurs proche quelle est leur position à ce sujet. Car bien souvent  (24 % des cas), la famille des défunts n'est pas au courant. Ainsi, actuellement, un prélèvement possible sur 3 est refusé. En 2007, 7672 personnes malades étaient en attente de greffe (chiffres au 31 décembre). Cette même année, 277 personnes sont décédées faute d'avoir reçu un greffon à temps. Si tu veux agir pour faire changer ces chiffres en devenant donneur potentiel, et en incitant ton entourage à se positionner sur le sujet, tu peux demander ta carte sur le site de l'agence de la biomédecine. Le geste de solidarité qui consiste à donner un ou plusieurs organes, tu peux le faire de ton vivant ou après ta mort. Mais pour cela, il faut que tes proches connaissent ta volonté.

Du 14 au 22 juin 2008, les chaînes de télévision diffusent deux films spécialement réalisés pour la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe. Chaque film montre un échange sur le don d'organes qui a renforcé l'intimité et la confiance qui unissent des proches : une mère et son fils, un homme et sa compagne...

De plus, trois nouveaux spots de témoignages recueillis sur le vif sont à voir :  www.ledonlagreffeetmoi.com.

A partir de juin 2008, un guide d'information est disponible en ligne sur www.dondorganes.fr, et par téléphone gratuitement en laissant ses coordonnées au 0 800 20 22 24 (Numéro Vert).

Le don d'organe, comment ça marche ?
D'après la loi bioéthique de juillet 1994, toute personne majeure est à priori considérée consentante au prélèvement de ses organes et tissus après sa mort si elle n'en a pas manifesté de refus de son vivant. Si tu refuses de donner tes organes, il faut te faire inscrire sur le registre national des refus. C'est un choix personnel et aucune des 2 options, acceptation ou refus ne peuvent être condamnées. Le but de cette journée du 22 juin est d'abord de te faire réfléchir à cette question.
Ca c'est pour la loi. Dans la réalité si, lors du décès, le médecin n'a pas eu le moyen de connaître ta décision (port d'une carte de don ou, au contraire, inscription sur le Registre National des Refus), il devra demander l'autorisation à ta famille. Le mieux est donc d'en parler pour que ta famille n'aie pas à effectuer elle-même ce choix. Choisir lorsque l'on vient de perdre un être cher est difficile et douloureux. Il y a l'amour de la personne que l'on vient de perdre mais aussi parfois des convictions religieuses qui font penser (à tort) à ceux qui restent qu'il faut dire non.

Comment ça se passe ?
Après la mort : Le prélèvement d'organes n'est possible que dans certains cas, comme celui de mort cérébrale. Différente du coma où le sang et l'oxygène irriguent encore le cerveau, la mort cérébrale ou mort encéphalique désigne l'arrêt de toute activité du cerveau. Le c½ur et la respiration peuvent être maintenus artificiellement avec des machines pendant une durée limitée en vue d'un prélèvement d'organe.
Les médecins prélèvent donc les organes et rendent ensuite le corps "intact" à la famille. L'intégrité du corps est donc respectée.

De son vivant : Donner avant sa mort est tout à fait possible. Mais l'on ne donne bien sûr que des organes qui ne sont pas vitaux ou bien ceux qui sont "en double" alors qu'un seul suffit pour vivre, comme les reins. On peut donc donner un rein, un morceau de foie, un peu de moelle osseuse... Ce genre de don se fait en général à l'intérieur d'une même famille pour des raisons de compatibilité entre donneur et receveur et aussi pour des raisons de motivation facile à comprendre !
Grâce aux transplantations, on peut maintenant guérir des maladies comme la leucémie (moelle osseuse), certains cancers, des hépatites, la cirrhose, la mucoviscidose...

ET AUSSI :
Toutes les questions que tu te poses sur le don d'organes !

Va voir aussi les site de l'agence de biomédecine  :

http://www.dondorganes.fr

http://www.ledonlagreffeetmoi.com/

TaSanté.com et Dr Catherine Solano le 18/06/2008

Envoie ton témoignage !

S'inscrire