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Quand les aiguilles calment la douleur...

«'sont fous ces chinois !!! ». Enfoncer des aiguilles pour calmer la douleur, ça paraît insensé et puis ça doit faire mal ! Pour balayer tes idées reçues, lis ce petit article sur une science fascinante et étonnante.

La Médecine chinoise considère qu'il existe, chez les êtres et les choses, une sorte de matière première indifférenciée appelé "QI" (ou Énergie).
Quand le "QI" devient matière, elle se différencie en une combinaison équilibrée d’énergie Yin et d’énergie Yang, produisant un mouvement d’équilibre dynamique.
La santé d'un individu est régie essentiellement par l'équilibre de ces deux types d'énergies. Toute rupture de cet équilibre crée la maladie.

L'acupuncture est une science et un art qui vise à équilibrer l'énergie vitale des organes du corps et de l'esprit. En prévention, elle renforce l'organisme contre les maladies.
La technique consiste à introduire des aiguilles très fines – et stériles - sur des points précis du corps dans le but de diriger l'énergie vitale. Ces points sont situés sur des trajets nommés Méridiens correspondant aux canaux d'énergie parcourant le corps. Chaque point a un effet sur un organe ou une fonction déterminée de l'organisme.
L'introduction des aiguilles d'acupuncture se fait sans douleur ou comparable à la piqûre d'un moustique. Lorsque les aiguilles sont en place, le patient ressent ordinairement une sensation de bien-être et de détente.

Le nombre de traitements dépend de la gravité de la maladie, et surtout de la vitalité du patient. Dans les cas aigus, il faut une séance tous les jours, puis suivant l'amélioration, tous les deux ou trois jours jusqu'à amélioration.
Les maladies soulagées ou traitées par l’acupuncture sont trop nombreuses pour être toutes citées ici. Mentionnons toutefois l’effet sur les problèmes d'intoxication : cigarette, drogue, alcool, obésité.

La science occidentale explique les effets de l’acupuncture par les neuromédiateurs des nerfs et du cerveau (comme les endorphines, par exemple) libérés au moment de la puncture.

Philippe Truze - Médecin généraliste le 16/10/2002

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