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Suicide et TS chez les jeunes

Sujet tabou ou sur lequel on communique trop ou parfois mal... il faut avant tout (en) parler !

Il y a beaucoup d'idées reçues et de zones de flou autour du suicide, notamment chez les jeunes. Comme tous les chiffres qui sortent régulièrement dans les médias, ceux du suicide apportent un peu tout et son contraire. Faisons donc un point sur le sujet entre sa réalité et les idées pour réagir.

La réalité.
On parle beaucoup des jeunes ados en disant qu'il sont beaucoup plus touchés que les autres. Dans le détail, et même si c'est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans, les "jeunes" ne représentent concrètement qu'un tiers de ceux qui tentent de se suicider en France, soit environ 50 000 tentatives sur 160 000. Si on estime qu'il y a les jeunes, les adultes et les vieux, finalement tout le monde est plus ou moins égal devant la tentative. Il faut d'ailleurs bien différencier la tentative du suicide lui-même. Là aussi on a un réel problème de chiffres. Entre les décès pour cause "inconnue" et les tentatives qui ne sortent jamais au grand jour, il y a un gros flou ! Il semble malgré tout assez sûr que les jeunes se suicident "plus" qu'auparavant et surtout plus souvent dans les zones où la violence est plus forte. Comme par hasard ?

Le suicide et la tentative en question.
C'est donc à la fois un problème d'environnement et d'expérience personnelle. Entre la façon dont les autres peuvent te pourrir la vie et la façon dont tu peux te la pourrir tout seul, y'a vite moyen de crier au secours ! Il faut d'ailleurs bien comprendre qu'une tentative n'est pas forcément faite pour aboutir mais est parfois un signal très fort (c'est plutôt clair !) pour attirer l'attention sur son désespoir. Forcément quand ça marche vraiment, c'est trop tard. Car le problème remonte longtemps avant de passer à l'acte et est une accumulation d'évènements ou d'expériences négatives. En gros ce n'est pas 5mn avant son suicide que tu peux aider une personne. La prévention est donc le centre du problème.
Clairement quand tu détectes chez quelqu'un des gros changements de comportement ou un laisser-aller carrément "down" il faut pas attendre qu'il lâche un "je vais me tuer" pour aller vers elle/lui, la solution au problème étant avant tout la com-mu-ni-ca-tion... Parler et encore parler, bref ouvrir les portes et les fenêtres pour aérer un esprit qui s'enferme ! Surtout tu ne dois pas hésiter à renvoyer vers des spécialistes car même si t'as la meilleure volonté du monde, t'as pas forcément les compétences passé un certain point. Finalement ça demande peu d'efforts quand on y pense... mais c'est quotidien !

Les organismes qui peuvent t'aider, tous gratuits et anonymes pour un échange facile :
- Fil santé jeunes au 0800 235 236
- La Porte Ouverte au 0803 33 33 11

- Sos amitié 0820 066 066

tasante.com le 04/02/2003

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