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Les questions que tu te poses sur le don d'organe.

Le don d'organe se pratique avec des règles très strictes encadrées par la loi. Voici quelques informations qui peuvent t'intéresser et te permettre de motiver peut-être quelques personnes de ton entourage à se positionner face à cette question... quel que soit leur choix : pour ou contre le don d'organes.

Quand peut-on donner ses organes ou tissus ?
Quand on est vivant ou quand on est mort...

Quand on est en vie
, on peut donner un organe qui existe en double ou un organe dont on peut prélever une petite partie. C'est le cas pour les dons de rein, d'un lobe de poumon, d'un lobe du foie. Cela se pratique aussi pour certains tissus comme la moelle osseuse.

Une personne décédée peut aussi donner ses organes et cette fois, les possiblités sont beaucoup plus larges : don de coeur, de foie, des deux poumons, de cornée, de pancréas, d'os... L'idéal est que chacun se positionne vis-à vis du don. Cela peut se faire en s'inscrivant sur la liste des refus si l'on ne souhaite pas donner ses organes après sa mort, ou bien au contraire en demandant sa carte de donneur (France ADOT). Quand on n'a pas signalé son avis avant sa mort, c'est la famille qui décide. Et c'est une décision horrible car elle est souvent sous le choc d'un accident et même si elle souhaite bien faire, c'est très douloureux, de dire oui comme de dire non. Surtout qu'il s'agit d'une urgence et qu'ensuite, c'est trop tard pour changer d'avis.

A partir de quel âge peut-on être donneur ?
Il n'y a pas de limite d'âge, il suffit que l' organe ou le tissu prélevé soit sain.Mais si c'est un mineur qui est décédé d'une mort cérébrale, seuls les parents sont autorisés à consentir au don.

Le receveur saura-t-il qui lui a donné ses organes ?
Non l'identité du donneur n'est  pas révélée au receveur. Et réciproquement l'identité du receveur n'est pas révélé à la famille du donneur décédé. Mais les résultats des greffes peuvent être donnés à la famille du donneur par l'équipe médicale.

Existe-il un risque qu'un prélèvement d'organe soit effectué sans que la personne soit complètement morte ?
Non, la loi est très stricte sur les circonstances du prélèvement, et heureusement !  Il faut que la mort encéphalique ou cérébrale soit constatée par un électro-encéphalogramme, sinon les organes ne peuvent pas être prélevés pour en suite être greffés.

Est-ce que ce n'est pas atroce pour la famille de récupérer le corps d'une personne décédée complètement mutilée par le prélèvement d'organe ?
Non, car le respect du corps de la personne décédée est total. La chirurgie de prélèvement s'engage à rendre le corps dans son état initial. C'est obligatoire par la loi et c'est une évidence pour les équipes médicales et pour le receveur qui témoignent toujours d'une énorme reconnaissance pour ce don de la vie. Le corps du donneur reste sacré.

Quelles sont les greffes les plus fréquentes ?
Les greffes les plus fréquemment demandées au niveau des organes sont :
- le rein, elle permet l'arrêt de la dialyse,
- Le pancréas afin d'éviter pour certains patients le traitement par insuline,
- Le foie, les poumons, le c½ur ou l'intestin grêle ceux-là sont nécessaires lorsque l'organe concerné n'est plus en état d'assurer la vie du patient,
- la moelle osseuse, grâce à elle on reconstitue des cellules sanguines normales.
Au niveau des tissus nous avons :
- la peau par exemple pour les grands brûlés,
- les valves cardiaques ou les artères pour certaines infections,
- les os.
- la cornée, c'est lorsque la fine pellicule transparente à la surface de l' ½il est très abîmée.

Quand greffe-t-on ?
La greffe s'impose quand les médecins estiment que la maladie d'une personne est arrivée à un stade où sa vie est en danger. Cela se produit aussi quand il n'est pas possible de substituer un élément artificiel à l'organe ou au tissu malade. Par exemple quand une personne ne peut plus vivre avec un rein artificiel. Autre cas où on l'on a besoin d'une greffe, c'est quand les traitements ne suffisent plus ou ne sont plus supportés par le malade.

 Qui est prioritaire pour une greffe et qui décide ?
Ce sont tout d'abord les médecins qui prennent la décision d'une greffe. Puis les malades en attentes sont inscrits sur une liste nationale par l'équipe médicale qui les suit. C'est l'Agence de biomédecine qui gère cette liste. Parfois l'attente est très longue pour les malades, car elle dépend toutefois du nombre de greffons disponibles, de l' organe concerné, et de la compatibilité entre donneurs et receveurs. Les prioritaires sur ces listes sont les malades qui n 'ont que quelques jours voire quelques heures devant eux.

Va voir aussi :
La journée du don d'organe et de la greffe.

http://www.ledonlagreffeetmoi.com/

TaSanté.com et Dr Catherine Solano le 19/06/2008

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