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Je n'arrive pas à me faire d'amis...

Ras le bol d'être seul(e) quand tout le monde se marre à l'heure de la pause au bahut ? Marre de pas être invité(e) aux teufs ? Prends-toi en mains ! Y'a des solutions !

1) Je me trouve nul(e), moche et bête...
Si tu ne t'aimes pas, comment veux-tu que les autres t'aiment ?! Commence par comprendre pourquoi tu as cette mauvaise image de toi.
Quelques pistes pour t'aider :
Tes parents ne t'ont jamais valorisé(e) voire même toujours répété que «tu n'arriveras à rien tellement t'es nul(le) !». Tu as toujours eu l'impression qu'ils préféraient ton frère ou ta sœur... Tes parents eux-mêmes ne sont pas sûrs d'eux et t'ont transmis involontairement cette tendance à te dévaloriser. Au contraire, tu as toujours été le centre du monde chez toi et tes parents te passent tout. Alors tu ne comprends pas pourquoi avec les autres ce n'est pas pareil...

2) J'ai été trahi(e) par mon/ma meilleur(e) ami(e)...
Très possessif(ve) tu n'as toujours pu avoir qu'un(e) seul(e) ami(e) à la fois. Comme une sœur ou un frère vous partagiez tout et quand tu t'es rendu(e) compte qu'il/elle avait d'autres ami(e)s que toi vous vous êtes brouillé(e)s. Depuis tu te blindes.
Quelques pistes pour t'aider :
Une relation avec quelqu'un, quelle soit amicale ou amoureuse, ne peut être aussi exclusive. A force, l'autre se sent étouffer et veut prendre le large pour respirer. Conclusion pour que la relation soit constructive, elle doit se nourrir d'autres relations.

3) Je suis différent(e)...
Tu es trop grand(e), trop gros(se), mal habillé(e) parce que tes remps se refusent à débourser 100 euros pour une paire de basket à la mode, t'es 1e de la classe...
Quelques pistes pour t'aider :
En général, les gens en groupe (c'est un peu différent quand on les prend individuellement) détestent ce qui est différent, étranger... A l'inverse, sortir de la norme, c'est très difficile à vivre et du coup on a du mal à rester soi-même... Mais sois patient(e), peut-être que dans quelques années, ta différence sera très tendance, il suffit d'un rien ! N'hésite pas non plus à te valoriser et à montrer tes talents.

4) Je suis nouveau/nouvelle au bahut
Tu viens de déménager et tu connais strictement personne au bahut ? Tu as l'impression qu'ils sont déjà tous en groupe, aucun groupe ne t'attire particulièrement et il faut dire qu'ils ne font rien pour t'accueillir non plus...
Quelques pistes pour t'aider :
C'est vrai qu'entrer dans un groupe d'amis déjà soudés c'est difficile. Ils ont des «codes» qui te sont étrangers, des souvenirs en commun... En plus, seul(e) face à plusieurs, c'est pas une situation confortable. A l'inverse certains groupes sont ouverts et ne demandent qu'à rencontrer de nouvelles têtes, alors fais ta petite enquête et attaque là où tu penses avoir le plus de chances.

5) J'ai toujours vécu isolé(e)
Petit(e) tu étais élevé(e) seul(e) par ta mère ou une nounou. Tes parents recevaient peu ou leurs amis n'avaient pas d'enfants. Tu n'as jamais eu d'activité extra scolaire et tu n'étais pas non plus au contact des autres pendant les vacances car tu les passais seul(e) avec tes parents... Bref, la 1ere fois que tu as été en contact avec des gens de ton âge, c'est lorsque tu es arrivé(e) à l'école et tu t'es rendu compte que tu n'avais pas les mêmes préocupations.
Quelques pistes pour t'aider :
Sers-toi de cette particularité pour devenir le chef de file, qu'on ait envie de te copier au lieu de te rejeter. Tu es plus mature par certains côtés ! Force-toi aussi à partager les centres d'intérêts des autres, tu verras que pris un par un ils ne sont pas si débiles que ça ;-)

6) J'ai l'impression d'avoir été abandonné(e), je veux pas que ça recommence !
Tes parents ont divorcé et t'as l'impression que celui de tes 2 parents avec qui tu ne vis pas t'as abandonné(e). Ce sentiment est même encore plus fort depuis qu'il/elle a eu un autre enfant avec son nouveau conjoint. Tu es un(e) enfant adopté(e).
Quelques pistes pour t'aider :
Maintenant que tu as isolé le problème il faut faire un travail sur toi-même pour accepter le risque d'entreprendre une relation avec quelqu'un. Si tu n'y arrives pas tout(e) seul(e) parce que tu sens que tout cela est trop profondément enraciné, fais-toi aider par un psy.

7) Je vis dans ma tête
Tu as un ami imaginaire à qui tu racontes tout ou un journal que tu tiens, tu rêves beaucoup, tu passes ton temps dans ta chambre à écrire ou à dessiner, tous tes «amoureux» sont inaccessibles.
Quelques pistes pour t'aider :
Le monde parfait que tu te construis est factice. Et il faut que tu t'en persuades. C'est sûr, jamais personne ne te contrarie dans cet univers... A force, tu risques de t'exposer à de grandes déceptions car bien sûr le réel parfois ça pue, mais le plus souvent c'est quand même pas si terrible voire agréable ;-)

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La rédaction de tasante.com le 16/12/2004

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