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Se faire mal, pourquoi ?

Pourquoi certaines d'entre nous en viennent à sa faire souffrir ? Peut-être y as tu pensé, peut-être l'as tu fait, peut-être qu'une de tes copines est concernée...?

tasanté.com, le 02/02/2005

« Tolérance zéro »
Pour Philippe Jeammet, l'entourage qui a sous les yeux une personne s'étant infligée des blessures doit dire « stop ». Il ne faut pas se dire : "elle fait ce qu'elle veut, cela va passer". Il faut être clair là dessus, on ne choisit jamais de se faire du mal. Il faut poser tout de suite une limite, même si la personne dit qu'elle contrôle le truc, il faut lui dire stop. Ce que tu fais est injuste, ce que tu fais est inefficace.

Parce que le piège c'est l'engrenage. Plus on adopte ce système de réponse à une émotion, à une angoisse et plus le système se renforce pour devenir très difficile après à modifier.
Alors, les parents ne sont pas toujours les mieux placés, mais différents intervenants, amis, cousine, grand-mère, peuvent aider à casser le cercle vicieux. Ce qui compte, c'est la confiance, que la personne puisse se confier, trouver une ouverture pour dépasser sa gêne. Cette personne pourra
alors la mettre en contact avec un quelqu'un d'un peu spécialisé : médecin, psychologue, psychiatre.

« On est juste des outils pour que la personne retrouve une marge de liberté ».
Pour que la personne s'en sorte, il faut compter sur sa vitalité. Il ne faut pas s'apitoyer, la plaindre, mais au contraire, lui dire « vous avez une sacrée énergie, il va falloir à un moment que vous choisissiez de vous battre avec vous même pour que cela cesse ». Après, par exemple lors d'une psychothérapie, le travail consistera à reprendre confiance en soi, à changer son image de soi et à parvenir à purger sa colère et tout ce qu'on a
sur le cour. Cela passe par des mots, parfois des cris.

En tous les cas, il faut que la personne comprenne que le psy, le médecin, le traitement éventuels ne sont que des outils pour qu'elles se redonnent de la liberté. Parce que c'est bien de liberté dont il s'agit, retrouver le liberté de d'inventer d'autres réponses aux frustrations, aux colères, aux
déceptions de la vie. Au moins un peu de liberté, parce que la liberté absolue n'existe pas.
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- une autre interview de Phlippe Jeammet sur le suicide

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va voir l'article "Cerner l'automutilation"
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