RapeX : le piège à zigounette
L'Afrique du Sud est le pays du monde où se produisent le plus de viols, 150 par jour en moyenne, et un des pays où le nombre de condamnations pour ces viols est le plus bas : 7 % - le record s'établissant à 5 %....en Angleterre.
tasanté.com, le 07/02/2006
Dès lors toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour lutter contre les agressions sexuelles. Des hommes se réunissent pour en débattre et une femme, Sonette Ehlers, a mis au point un piège à zigounette, qu’elle compte bientôt commercialiser…
Prendre au piège la zigounette du violeur…
L’idée lui est venue à l’hôpital, en assistant à l’opération d’un homme qui se l'était coincée en remontant un peu brusquement sa braguette. Avec le concours d’un ingénieur anglais, elle est parvenue à créer une sorte de tampon creux, en latex, muni de petites dents que l'homme ne sent pas à l’aller, mais qui se resserre sur le sexe lorsqu’il se retire. Dès lors, surpris et fou de douleurs, le mec a plus qu’à aller à l’hosto se la faire retirer…et se faire bien repérer et interpeler fastoche par la police si la victime porte plainte.
Selon les tests effectués, ce piège à zigounette, qui porte le nom de RapeX (rape pour "viol" et X pour "fin" : le fin des viols), protège aussi des grossesses et du sida. En dissuadant, en punissant et en marquant durablement le coupable du sceau de l'infamie, le RapeX est il l’arme absolue contre le viol ? En fait, tout le monde ne le pense pas…
…est-ce empêcher que plus de viols ne soient commis ?
Avant même sa commercialisation, le RapeX suscite une large polémique, parmi les associations qui luttent contre les violences sexuelles. Certaines se placent sur le terrain concret des choses en disant que le violeur n’est inquiété qu’en cas de viol vaginal et qu’il pourrait même prendre l’habitude d’introduire un objet dans le sexe de la femme qu’il veut violer afin de s’assurer qu’il n’y a pas de danger. D’autres sur le terrain moral : « Peut-on lutter de façon barbare contre la barbarie ? ».
Enfin, pour les associations les plus en vue, comme « Rape Crisis » du Cap, on se trompe carrément de cible, pour elle, il n’y a de solutions durables qu’en agissant sur les hommes, en leur faisant changer d’opinion et d’attitude vis-à-vis des femmes et de la sexualité. Ce n'est pas aux femmes, victimes, de changer leurs comportements, mais aux hommes !
Alors, solution produit, solution comportement, laquelle s’imposera ? Et si les deux avaient un rôle un jouer ?
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Plus d'infos
- le site officiel Rapex (en anglais)
- le site d'une association qui s'oppose au RapeX
- jeunes, sexualité et violence en Afrique du Sud (en français)
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