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Journée des femmes : un homme se lève contre l'excision !

3 millions de fillettes seraient encore excisées chaque année dans le monde selon l'OMS. Des jeunes filles vivant en France et issues de l'immigration sont elles aussi concernées et le vivent parfois très mal. Depuis huit ans, un chirurgien opère et répare les excisions.

tasanté.com, le 08/03/2006

Pierre Foldès n'est pas un chirurgien comme les autres ! C'est lors de ses missions humanitaires en Afrique qu'il a pris conscience de la réalité de l'excision. En plus de la cérémonie de l'excision qui est traumatisante et du risque de septicémie à la suite de l'excision, l'acte du couper une partie du clitoris a de nombreuses conséquences sur la vie d'une femme : impossibilité de ressentir du plaisir, douleurs, difficultés lors de l'accouchement, incontinence... Depuis huit ans, le chirurgien urologue a opéré 1200 jeunes filles à l'hôpital de Saint-Germain en Laye (78), afin qu'elles retrouvent leur clitoris. Il a même obtenu le remboursement par la sécurité sociale de cet acte de chirurgie réparatrice. Suivant son exemple, d'autres médecins font aujourd'hui de même dans les hôpitaux de Bichat, Créteil, Rotschild à Paris.

A 30 ans, Sokabana, a connu comme d'autres petites filles l'excision, la douleur, le sang, la peur et la honte de cette mutilation. Elle s'est fait opérer en mai 2005 par le Dr Foldès et elle témoigne : "Je suis sortie de cette malédiction, j'avais honte, surtout depuis l'adolescence quand j'ai commencé à avoir des petits amis. Maintenant, je me sens une femme comme les autres".

Pour en savoir plus :
L'excision et la chirurgie réparatrice expliquées par Catherine Solano.
Le témoignage de Khady dans son livre « Mutilée »
 

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