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Les Hépatites B et C

Hépatites B et C : différences et points communs...

Cent fois plus transmissible que le virus du SIDA, l'hépatite B est une maladie transmise par le sang et les rapports sexuels. C'est la seule maladie sexuellement transmissible qui peut être prévenue par un vaccin.

Comme tous les virus qui se développent dans le foie, l'hépatite B et l'hépatite C ne possèdent pas de traitement absolument efficace. Responsables d'une infection du foie, leurs manifestations vont de l'absence de symptômes à l'atteinte sévère en passant par une atteinte chronique sur plusieurs années pouvant aboutir à la cirrhose voire au cancer du foie.

Pour savoir si tu es atteint par le virus de l'hépatite B ou C, il est nécessaire de consulter ton médecin et d'éviter les rapports sexuels avec ta (ou ton) partenaire avant une confirmation médicale. Cette confirmation se fait à partir d'un prélèvement sanguin en quelques jours.

Si tu ne souhaites pas te faire vacciner contre l'hépatite B, les méthodes de prévention sont les mêmes que pour les autres hépatites ou virus transmissibles par le sang : limiter le nombre de partenaires sexuels et dans tous les cas utiliser un préservatif. Ne pas échanger brosse à dents et rasoirs et en cas de toxicomanie intraveineuse, ne pas utiliser les aiguilles et seringues des partenaires, ne pas utiliser deux fois seringue et matériel d'injection.

Dans le cas de l'Hépatite C, il n'existe pas encore de vaccin et ces recommandations et règles d'hygiène sont à respecter strictement pour ne pas être infecté par ce virus.

Les partisans de la vaccination contre le virus de l'hépatite B pensent que le vaccin est encore le seul moyen de limiter la transmission de ce virus entre individus et de protéger les plus jeunes. Les opposants à la vaccination le sont soit par conviction morale ou religieuse soit à cause des effets indésirables de ce vaccin qui peut comporter certains risques (comme tout traitement médical). À propos de la mise en cause du vaccin contre l'hépatite B dans la survenue de sclérose en plaques chez les personnes vaccinées, des enquêtes épidémiologiques commandées par le Ministère de la Santé ne retrouvent pas de lien de cause à effet. Si toutefois ce risque existait, les bénéfices liés à la vaccination restent très largement supérieurs aux risques encourus par une éventuelle atteinte neurologique.

Dr Franck Le Duff - Assistant Hospitalo-Universitaire le 09/01/2001

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