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La reconstruction de l'hymen

Certaines jeunes filles subissent une pression familiale, et/ou religieuse, qui leur impose de rester vierges jusqu'au mariage. Mais la réalité, toute autre, les pousse parfois à devoir cacher leur passé sexuel et à recourir à la solution extrême : la reconstruction de l'hymen.

Un contexte culturel :
Dans certaines cultures, les jeunes filles doivent arriver vierges à leur mariage. Pour attester de leur pucelage, on leur impose soit une visite chez le gynéco, soit d'exposer le drap de leurs noces tâché de sang, ou pire encore, certaines jeunes mariées subissent même la présence de la belle-mère dans la chambre à coucher. Dans un tel contexte de « traque à la pécheresse », on comprend mieux la panique qui s'empare de ces jeunes filles à l'idée d'avoir perdu leur virginité. L'intervention chirurgicale constitue à leurs yeux un recours pour éviter une possible exclusion sociale voire des violences physiques.

L'opération :
Dans le cas où l'hymen est rompu, ou même absent, certains chirurgiens peuvent le reconstruire. Cette opération, non remboursée par la sécu, s'appelle l'hyménorraphie, la restauration de l'hymen ou encore la plastie de l'hymen. Selon l'état initial de la membrane, le chirurgien la referme, ou greffe une autre membrane artificielle.

Un cas de conscience pour les médecins :
La chirurgie réparatrice de l'hymen est une réalité de plus en plus présente, puisque certaines cliniques privées misent leur chiffre d'affaire sur ce type d'opération. Mais comme toute solution extrême, l'hyménorraphie soulève de nombreuses questions. C'est pourquoi certains médecins refusent de la pratiquer. Pour eux ce serait se rendre complices des pères ou des maris qui exigent des jeunes filles la virginité avant le mariage, niant l'une de leurs libertés fondamentales, celle de disposer de son propre corps.
Pour d'autres médecins, refuser l'opération, c'est imposer notre propre morale et victimiser encore plus la jeune femme, accablée d'un côté par sa famille, et d'un autre par des médecins qui leur disent qu'elles n'ont qu'à assumer.

D'autres solutions...
De tout temps, certaines femmes ont cherché à cacher leur passé sexuel. C'est pourquoi, avant que la reconstruction de l'hymen ne soit rendue plus accessible, les filles trouvaient d'autres subterfuges, comme les capsules de sang, traitements hormonaux...

Mais le plus inquiétant reste la pratique de la sodomie, qui certes préserve la virginité vaginale, mais se trouve être à haut risque de transmission d'IST (dont le sida). C'est pourquoi il est important de rappeler que tant que les filles n'auront pas le contrôle de leur sexualité, les problèmes de grossesses accidentelles, d'IST... seront d'autant plus fréquents.

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Tasante.com le 16/10/2006

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