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Confiance en soi - Exercice 2 -

La confiance en soi, ce n'est pas facile à acquérir pour tout le monde. Si t'as envie d'en avoir plus, nous te conseillons un nouvel exercice à réaliser...

Avant de commencer, as-tu déjà fait l'exercice 1 ?

Tu as certainement remarqué que nous avons tous un dialogue intérieur. Nous nous parlons à nous-mêmes. De cette manière, il est possible de s'encourager, de se booster, ou au contraire de se démolir, de se décourager tout seul.
Un exemple : si tu penses souvent "Je n'y arriverai jamais", "Je suis nul(e)", "Je suis bête"... ça fait mal. A force de le ruminer, ça devient de plus en plus vrai. D'une certaine manière, tu t'es conditionné à ne pas avoir confiance en toi et à rater pas mal de choses.

Comment faire pour arrêter de te faire du mal ?
C'est simple, il faut contrer les pensées négatives à ton égard. Commence par les repérer. Souvent, elles sont devenues une seconde nature, et tu ne t'aperçois même plus que tu te descends tout(e) seul(e). Il suffit d'en repérer une pour t'entrainer à cet exercice.
Une fois repérées, ces pensées ne sont pas si faciles à contrer car elles sont souvent automatiques. Il va falloir que tu les remplaces par d'autres pensées. Lesquelles ? Peut-être pas celles que tu imagines. Si tu te répètes en boucle "Je suis nul(e)", ne tente surtout pas de changer ces mots en "Je suis génial(e)" ! En effet, si tu as l'habitude de penser que tu es nul(e), cela ne servirait à rien de te mentir. Même si tu t'obliges à répéter que tu es génial(e), tu n'y croiras pas, et le mensonge, ça n'est pas efficace pour faire changer ton cerveau. Il ne te croira pas et rien ne changera.
Alors, par quoi remplacer tes pensées négatives ? Et bien, par des pensées positives ET réalistes auxquelles tu crois sincèrement.

Un exemple concret pour que ce soit plus clair :

Natacha a peur de louper son examen. Elle se dit souvent "Jamais je ne vais y arriver, je vais être collée". A la place, il ne faut surtout pas qu'elle se force à penser "Je suis sûre d'avoir cet examen, je suis la meilleure". Il vaut mille fois mieux qu'elle choisisse "J'ai bien travaillé, je sais que j'ai une bonne chance de réussir mon examen". Cela, elle peut le croire, car elle travaille vraiment. Dans le même cas, une personne qui juge qu'elle n'a pas suffisamment travaillé pourrait, elle, choisir de penser : "Je sais que je peux réussir cet examen, car j'ai toujours de la chance, et avec ce que je sais, ça peut suffire".  Bien sûr, ceci n'est pas un conseil pour ne pas travailler ! C'est juste qu'il faut absolument trouver des mots auxquels tu crois et qui sont réalistes.

Un autre exemple, celui de Jérémy qui pense : "Je ne sais jamais quoi dire quand je suis dans un groupe". Cela le rend très négatif envers lui-même, il se sent à l'écart, rejeté. Il peut remplacer cette pensée par : "Je sais que les gens apprécient beaucoup ceux qui savent les écouter. Et moi, je m'intéresse aux autres donc on peut m'apprécier". Parce que, dans le fond, Jérémy n'est pas spécialement bavard et ce qu'il veut, c'est être apprécié, pas devenir une pipelette !

Allons encore plus loin. Parfois, quelqu'un peut avouer qu'il est incapable de penser quelque chose de positif. Luc, quand il plonge à la piscine, fait toujours un plat. Et il pense à l'avance "Je vais faire un plat" ; et il se trouve ridicule, parce que c'est réellement ce qui arrive. Il ne se sent pas capable de changer cette pensée car il sait très bien qu'il fait réellement toujours des plats. La solution, c'est encore de bloquer sa pensée négative, non par une pensée positive puisqu'il n'y parvient pas, mais par une pensée neutre.
Laquelle ? Une chose très simple est de fredonner un air de chanson avec ses paroles. La musique associée aux paroles occupe très bien le terrain de la pensée et empêche les idées négatives de venir à la surface. Par la suite, après avoir chantonné plusieurs fois un air qu'il aime bien, Luc a pu réussir quelques beaux plongeons et choisir une phrase positive : "Je sais que je peux réussir ce plongeon..." Et c'est devenu vrai puisqu'il a réellement réussi quelques beaux plongeons. Il n'est pas devenu un champion, mais il ne ressent plus un horrible manque de confiance associé à la certitude d'être incapable de réussir ce qu'il souhaite...

Alors, à ton tour, décris-nous tes expériences... Quelle pensée négative cherches-tu à contrer ? Par quoi as-tu décidé de la remplacer ? Quels résultats as-tu observés ?

Passe le TEST :
As-tu confiance en toi ?

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Dr. Catherine Solano et Tasante.com le 17/10/2008

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