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Lesbiennes et IST

Les filles homos vont moins souvent consulter un gynéco. Forcément, entre nanas, pas de risque de grossesse, donc pas besoin de contraception ! Pourtant, comme pour tous, la sexualité des lesbiennes est aussi à risques d'IST.

Les différents modes de transmission d'IST :
Le frottement sexe contre sexe : peut transmettre de l’herpès ou une maladie infectieuse de la peau due aux poux sexuels (morpions), la phtiriase pubienne.
Les caresses : le fait de caresser un sexe, puis l'autre, avec les mains, ou un sex-toy peut transmettre des IST comme l’herpès, la trichromonase (infection vaginale) ou l’hépatite A. En effet, les secrétions vaginales se retrouvent sur les doigts ou l'objet et se transmettent d'une muqueuse à l'autre.
La pénétration : avec un ou plusieurs doigts ou avec des accessoires, peut transmettre le virus de l’hépatite B ou celui du sida si l'on passe d'un vagin à l'autre. Le risque est plus élevé en période de règles. Le contact du sang entraîne à la fois une présence de virus et une plus grande capacité à le contracter.
Le cunnilingus : ici, l'infection la plus fréquente à se transmettre c'est l’herpès génital ou buccal. Pendant les règles, la présence de sang entraîne un risque plus élevé... y compris pour le sida et l'hépatite B. Pour une pratique sans risque, tu peux utiliser un carré de latex (digue dentaire) pour isoler la bouche du sexe. 

Zoom sur le papillomavirus :
Les filles qui n’ont jamais eu de rapport sexuel avec un garçon mais seulement avec une ou plusieurs filles peuvent elles aussi se trouver porteuses du papillomavirus. Environ 1 femme sur 5 qui n’a jamais eu de rapport avec l’autre sexe serait infectée par ce virus. Le papillomavirus est à l’origine de cancers du col de l’utérus qui se manifestent plusieurs années après la contamination. Si on est vaccinée, bien sûr, le risque est beaucoup plus faible.
Conclusion : le fait d'être lesbienne ne te protège pas du papillomavirus. Il est donc important que tu te fasses suivre par un gynéco et que tu fasses régulièrement les frottis nécessaires au dépistage du virus.

Lesbiennes et sida :
D’après Brigitte Lhomond, sociologue au CNRS, l’homosexualité féminine est une pratique à très faible risque de contamination au VIH contrairement aux  hommes gays. On ne connaît que 2 cas décrits depuis le début de l’épidémie de Sida. Les autres femmes homosexuelles contaminées par le sida l’ont été par injection intraveineuse de drogue avec partage de seringue venant de quelqu’un de contaminé, ou, au début de l’épidémie, lors de transfusions sanguines.
• Quelles sont les pratiques à risque pour les femmes homosexuelles ?
Toutes celles qui impliquent un échange de fluide sexuel au contact des muqueuses. L’échange de jouets sexuels qui ont été au contact des secrétions vaginales de l’une, puis introduit dans le vagin de l'autre et le cunnilingus sans protection pendant les règles comportent un risque. Mais en dehors des règles, le risque est extrêmement faible.

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Sources : Biet E. homosexualité féminine des risques spécifiques à prendre en compte. Le quotidien du médecin n°6412 ; Les risques de transmission du VIH chez les femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes. Brigitte Lhomond. Sociologue, CNRS, GS «Santé» (Lyon) http://www.pistes.fr/Transcriptases/46_255.htm

Dr Catherine Solano et Tasante.com le 28/01/2010

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