Les maladies psychiques font toujours peur en France : une situation que médecins et associations regrettent et espèrent changer à l'occasion de la 21e Semaine de la santé mentale, du 15 au 21 mars.
Un effort de sensibilisation plus que nécessaire
Cette année, la Semaine d’information sur la santé mentale (SISM) a lieu sur le thème « Santé mentale : comment en parler sans stigmatiser ? ».
Des conférences-débats, des projections de films, des tables rondes seront organisées dans toute la France pour informer le grand public sur ces maladies peu connues.
Une manifestation vraiment utile quand on voit la façon dont sont considérées ces maladies en France : l’hôpital psychiatrique fait généralement peur, les patients sont stigmatisés… Pourtant plus de 2 millions de personnes sont concernées ! Dans ces 2 millions on compte non seulement les patients et leur famille, mais aussi tous les acteurs de la psychiatrie comme le personnel médical et administratif des hôpitaux.
Le traitement médiatique de ces problèmes n’aide pas non plus : chaque fait divers lié à la schizophrénie fait les gros titres de la presse alors qu’ils retombent dans l’oubli dès que l’émotion est passée.
Les différents partenaires de cette Semaine vont donc travailler à dédramatiser ces maladies et les soins prescrits.
Stop aux généralités
Il faut savoir qu’ 1 % de la population environ est touchée par la maladie psychique : parmi eux, il y a en a qui se soignent, qui sont stabilisés et qui peuvent même travailler et vivre comme tout le monde. Ils représentent à peu près un tiers des malades.
Le traitement de ces troubles doit donc être subtil et adapté à chacun.
Il faut aussi réussir à en parler suffisamment tôt pour débuter des soins à temps. Là se pose le problème du diagnostic : comme les crises ne sont pas perpétuelles, la maladie peut être difficile à déceler, d’autant plus que souvent le malade refuse de se reconnaître comme tel.
Repenser la place de la famille et des amis
Les organisateurs de cette manifestation veulent aussi insister sur le rôle de la famille et des amis des patients qui se trouvent trop souvent, sans le vouloir, en première ligne. Ils doivent en effet souvent faire face à des violences verbales et physiques, des destructions volontaires, des menaces… En plus ils doivent aussi apprendre à gérer le fait que les malades retournent aussi parfois leur violence contre eux-mêmes.
Enfin, il faudrait reconnaître la compétence de l’entourage du malade : ces personnes, même si elles ne sont évidemment pas des psychiatres, le connaissent bien et elles devraient être davantage écoutées pour parfois éviter des catastrophes. Mais c’est rarement le cas quand le malade est majeur…
Et toi, ces maladies te font peur ? As-tu des personnes touchées dans ton entourage ? Comment fais-tu pour les aider ?
Tasante.com le 12/03/2010
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