Cerner l'automutilation

Aborder un tel sujet demande d'avoir les tripes bien accrochés. Pourtant, il faut vraiment outrepasser sa peur, sinon, pas moyen de comprendre ce qui se passe. Et il s'en passe des choses en matière d'automutilation.

tasanté.com, le 18/09/2003

Opinions, Témoignages (124)

avatar Par Xo-Lilly, le 27/10/2008 à 13h13
Sa fait un bout de temps que j'ai commencer moi, environs 4 ans. J'étais très déprimé, j'ai pris un ciseaux et g coupé juska voir du sang mais avec des ciseaux faut y aller ! Un long moment âprès g recommencé, en allant de plsu en plus fort avec les ciseaux ... Encore un moment après, et là sa c empiré, quand mes amies m'ont laché g pris des ciseaux, des couteux, des cuters, des rasoirs ... et g carrémen tcharcuter mon bras ! G arrêté quand j'ai commençé a avoir la tête qui tourne ! 6 mois après j'ai recommençé . et depuis je le fais au moin une fois par mois ! Quand je fais ça j'ai l'impression de controler ma viie. J'avais 10 ans quand sa a commençé et depuis d'autre problème son venue. Maintenant jme mutile, je boit, je fume et j'emmerde tout le monde . Je suis devenus très morbide et personne n'a encore remarqué ma souffrance.

Par Margault, le 01/07/2008 à 10h27
Ça a commencé un vendredi, au cours de géo. J’avais maladroitement glissé à une amie que je me faisais vomir. On a commencé à parler de nos soucis. Soudain, elle m’a montré son poignet. Il y avait des cicatrices de mutilation. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé à ce moment-là mais mon sang a fait 36000 millions de tours en un millième de seconde. J’ai eu un flash. Mais j’ai d’abord été étonnée car je ne pensais pas que mon amie était capable de ça. Cette image m’a rappelé un mauvais souvenir. J’avais douze ans, j’ai pris un cutter et j’ai fait 2 grosses blessures sur mon poignet. Cette nuit-là, je n’ai pas dormi : ce souvenir et cette image m’obsédaient. Le lendemain matin, je me coupais les ongles et subitement, j’ai griffé mon poignet. J’ai fait quelques traces. Je n’ai pas eu l’impression que c’était moi qui avait fait ça mais plutôt une partie inconnue de mon âme. Les jours qui ont suivi, je l’ai refait. Mais pas très fort. Ca ne me suffisait pas. J’ai donc été chercher un petit couteau de cuisine et j’ai tracé une ligne sur mon poignet. Ca m’a pris beaucoup de temps car ce n’est pas facile de couper dans la chair avec ce genre de couteau. Ca saignait. J’aimais bien. J’oubliais pendant quelques minutes mon malheur. J’étais loin, comme « shoutée ». Le lendemain, j’ai recommencé. Et le surlendemain, je les ai fait resaigner et ce pendant plusieurs jours. Puis j’ai retracé une troisième ligne. C’est là que j’en ai parlé. J'ai dit à ma meilleure amie que j'allais arrêter, sasn trop y croire. En effet, 2 jours plus tard, j’en ai refait 2. 2 d’un coup. Ma honte grandissait de jour en jour d’autant plus que j’étais obligée de mettre des pulls. Je pensais vraiment arrêter, cette fois. J’avais de l’espoir que je savais que ma meilleure amie aussi, ce qui m'aidait. J’avais 5 blessures et j’ai stoppé. Pendant 4 jours. 4 jours où j’ai dû tout garder en moi, 4 jours de mutilation mentale, 4 jours horribles. J’ai compris que j’étais prise au piège dans la mutilation mais je savais que j’avais encore une chance de décrocher de cette « drogue ». le 5ième jour, j’ai pris mon couteau et j’ai fait 2 blessures perpendiculaires aux autres. Je voulais me charcuter l’avant-bras mais j’ai résisté car je savais que ça pouvait être fatal. Je me suis rabattue sur mes jambes. Puis j’ai arrêté de blesser mon poignet. J’en avais marre de le cacher et j’avais trouvé un endroit plus stratégique. Quand j’ai montré mon poignet à ma meilleure amie quelques jours plus tard, j’étais fière car ça s’en allait. Mais j’avais encore coupé mes jambes. J’ai treize coupures entre 5 mm et 1,5 cm et un coeur. J’ai vraiment voulu arrêter mais ça me fait tellement de bien (enfin, je crois) que je n’essaye plus de résister. Mais j’ai bien vu qu'elle était déçue quand je lui ai appris pour mes jambes et ça m’a rendue encore plus triste. Ce jour-là, je ne l’ai pas fait. Ce n’est pas l’envie qui manque, pourtant.

Je n’ai plus goût à rien à part à la musique et aux amis. Je n’aime plus manger, regarder la TV, passer du temps à me préparer, mater les émos, bavarder avec ma mère, faire chier mon frère, parler à ma tortue et encore trop de choses dont je ne pouvais me passer avant. J’ai tout le temps envie d’être hors de chez moi, seule ou BIEN accompagnée. J’ai l’impression de m’éteindre, de partir. Ces vacances me désolent, tout me désole. Je cherche des solutions, j’essaye de positiver, de prendre plus de place dans ma vie. Mais c’est dur. Vraiment. J’ai l’impression de n’être importante aux yeux de personne, donc je ne m’occupe pas de moi. Depuis que j’ai 8 ans, je pense à la mort. 8 ans ! Tu te rends compte ? Maintenant, je ne veux plus mourir. Car je pense qu’un jour, j’aurai un objectif dans la vie. Quelque chose à quoi je pourrais vraiment m’accrocher sans le déranger. Puis je veux connaître d’autres choses. Et je pense que je vis encore, simplement par pur altruisme. Je me mets toujours en deuxième plan. Heureusement, d’ailleurs. Sinon je n’aurais jamais eu l’occasion d’écrire ces mots. Enfin, maintenant, je suis contente d’être encore en vie car j’ai fait plusieurs magnifiques rencontres.

Par Margault, le 01/07/2008 à 10h27
Ça a commencé un vendredi, au cours de géo. J’avais maladroitement glissé à une amie que je me faisais vomir. On a commencé à parler de nos soucis. Soudain, elle m’a montré son poignet. Il y avait des cicatrices de mutilation. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé à ce moment-là mais mon sang a fait 36000 millions de tours en un millième de seconde. J’ai eu un flash. Mais j’ai d’abord été étonnée car je ne pensais pas que mon amie était capable de ça. Cette image m’a rappelé un mauvais souvenir. J’avais douze ans, j’ai pris un cutter et j’ai fait 2 grosses blessures sur mon poignet. Cette nuit-là, je n’ai pas dormi : ce souvenir et cette image m’obsédaient. Le lendemain matin, je me coupais les ongles et subitement, j’ai griffé mon poignet. J’ai fait quelques traces. Je n’ai pas eu l’impression que c’était moi qui avait fait ça mais plutôt une partie inconnue de mon âme. Les jours qui ont suivi, je l’ai refait. Mais pas très fort. Ca ne me suffisait pas. J’ai donc été chercher un petit couteau de cuisine et j’ai tracé une ligne sur mon poignet. Ca m’a pris beaucoup de temps car ce n’est pas facile de couper dans la chair avec ce genre de couteau. Ca saignait. J’aimais bien. J’oubliais pendant quelques minutes mon malheur. J’étais loin, comme « shoutée ». Le lendemain, j’ai recommencé. Et le surlendemain, je les ai fait resaigner et ce pendant plusieurs jours. Puis j’ai retracé une troisième ligne. C’est là que j’en ai parlé. J'ai dit à ma meilleure amie que j'allais arrêter, sasn trop y croire. En effet, 2 jours plus tard, j’en ai refait 2. 2 d’un coup. Ma honte grandissait de jour en jour d’autant plus que j’étais obligée de mettre des pulls. Je pensais vraiment arrêter, cette fois. J’avais de l’espoir que je savais que ma meilleure amie aussi, ce qui m'aidait. J’avais 5 blessures et j’ai stoppé. Pendant 4 jours. 4 jours où j’ai dû tout garder en moi, 4 jours de mutilation mentale, 4 jours horribles. J’ai compris que j’étais prise au piège dans la mutilation mais je savais que j’avais encore une chance de décrocher de cette « drogue ». le 5ième jour, j’ai pris mon couteau et j’ai fait 2 blessures perpendiculaires aux autres. Je voulais me charcuter l’avant-bras mais j’ai résisté car je savais que ça pouvait être fatal. Je me suis rabattue sur mes jambes. Puis j’ai arrêté de blesser mon poignet. J’en avais marre de le cacher et j’avais trouvé un endroit plus stratégique. Quand j’ai montré mon poignet à ma meilleure amie quelques jours plus tard, j’étais fière car ça s’en allait. Mais j’avais encore coupé mes jambes. J’ai treize coupures entre 5 mm et 1,5 cm et un coeur. J’ai vraiment voulu arrêter mais ça me fait tellement de bien (enfin, je crois) que je n’essaye plus de résister. Mais j’ai bien vu qu'elle était déçue quand je lui ai appris pour mes jambes et ça m’a rendue encore plus triste. Ce jour-là, je ne l’ai pas fait. Ce n’est pas l’envie qui manque, pourtant.

Je n’ai plus goût à rien à part à la musique et aux amis. Je n’aime plus manger, regarder la TV, passer du temps à me préparer, mater les émos, bavarder avec ma mère, faire chier mon frère, parler à ma tortue et encore trop de choses dont je ne pouvais me passer avant. J’ai tout le temps envie d’être hors de chez moi, seule ou BIEN accompagnée. J’ai l’impression de m’éteindre, de partir. Ces vacances me désolent, tout me désole. Je cherche des solutions, j’essaye de positiver, de prendre plus de place dans ma vie. Mais c’est dur. Vraiment. J’ai l’impression de n’être importante aux yeux de personne, donc je ne m’occupe pas de moi. Depuis que j’ai 8 ans, je pense à la mort. 8 ans ! Tu te rends compte ? Maintenant, je ne veux plus mourir. Car je pense qu’un jour, j’aurai un objectif dans la vie. Quelque chose à quoi je pourrais vraiment m’accrocher sans le déranger. Puis je veux connaître d’autres choses. Et je pense que je vis encore, simplement par pur altruisme. Je me mets toujours en deuxième plan. Heureusement, d’ailleurs. Sinon je n’aurais jamais eu l’occasion d’écrire ces mots. Enfin, maintenant, je suis contente d’être encore en vie car j’ai fait plusieurs magnifiques rencontres.

Par talitiale, le 24/04/2008 à 20h19
J'suis d'accord avc ce qui est dit... J'ai commencé il y a 1 an environ, et la vue du sang me rassure, m'apaise, comme si j'étais rassurée d'être toujours en vie, ou comme si ça faisait partir ma douleur...
Mais aussi parfois ça me fait pleurer encore plus, parce que je me demande "Qu'est ce que je suis en train de faire?!!" Personne ne sait rien, personne ne s'en rend compte...
Avec mes amis, je ris, je ne parle pas de mes problèmes, je dis toujours que tout va bien. La vérité c'est que j'ai peur que ça les soule &Qu'ils me prennent pour une c*nne qui fait juste ça pour faire son interressante. Parce que dans mn collège faut voir les skyblogs des filles qui font vraiment leur interressante pour le coup : tout le monde sait qu'elles n'oseraient pas approcher d'un rasoir et elles sont là "Je voudrais tellement continuer sans ce p*tain de compas..." Etc. Ouais les filles elles sont en mal de vivre, carrèmnt ...
J'avoue que pour moi ça empire un peu chaque jour... Mais je me dis que ce sont mes affaires, si tous les soirs je fais ça ça ne regarde pas les autres... Je suis sûrement à côté de la plaque, le pire c'est que j'en ai conscience mais qu'honnêtement, je m'en fous.
&Pour les troubles du comportement alimentaire, c'est vrai aussi, je ne mange plus, je mange trop, j'ai perdu 12kg :S Mais au moins je n'ai plus le regard méprisant des filles minces qui pèsent 40kg toutes mouillées...
Je vais mal.

Par Srahhh93, le 05/02/2008 à 03h18
Bon je suis nouvelle sur se site et je poste déjà!
Même si c'est un sujet déliquat , je peux vous en dire long...
Ça fais maintenant 3 ans que je m'automutile , ça a commencer a cause de la mort de ma grand-mère , et ensuite beaucoup dévénement on fait que j'ai continuer de le faire...
Sa fais maintenant 1 semaine que je l'ai pas fait , c'est stupide a dire mais je suis fière de moi. Mais j'ai besoin d'aide , je ne trouve plus aucun moyen pour arrêter de le faire...
Sarah xox

Par Helena01, le 04/02/2008 à 19h08
J'ai un ami qui se mutile, je veux l'aider mais je ne sais pas comment faire !
Pitier aidez moi, j'ai peur pour lui !

Par mymadness, le 07/12/2007 à 02h28
Parfois c'est juste parce qu'on aime avoir mal Heu, moi c'tait comme mon cas =S
mais j'm'en suis sortie et j'en suis fiere, y faut juste pas avoir peur d'en parler, pas'que moi c'est de parler qui m'as aidé =D
Bonne chance a tous =)

Par ki-ki, le 05/12/2007 à 16h34
Dans quelques jours, je fêterais mon 16e anniversaire. Et malgrè mon envie d'en finir, je serais présente. Le suicide est un acte lache. Mon grand père a mis fin a ses jours et jamais je ne lui pardonnerais d'avoir laissé derrière lui, toute une famille qui le soutenais. Et malgrè ses actes, je l'aime toujours. Je le déteste et je l'aime.
J'ai commencé l'automutilation il y a 1 peu plus d'un moi. Soulageante méthode pour une adolescente ratée et défectueuse. Le compas et la lame de rasoir m'apportent une sensation différente... Alors je pratiques les deux. Ce n'est pas de la "grande" mutilation comme se brûler avec une cigarette... C'est rien... Ca me passera.

Envoie ton témoignage

Pour participer, tu dois t'identifier.

Si tu n'es pas encore inscrit, fais-le, c'est gratuit !

S'inscrire