Twitter contre le viol

#jenaipasportéplainte C'est avec ce hashtag que les victimes de viol brisent le silence sur Twitter. Cette campagne lancée le mois dernier par le collectif "Pas de Justice, pas de paix" sur internet, recueille des témoignages horribles et rappelle combien la société s'enlise dans le déni des violences faites aux femmes.

Tasante.com, le 20/04/2012

Opinions, Témoignages (7)

avatar Par banauko, le 31/12/2012 à 15h25
Je n'ai rien dis parce que c'était mon frère et qu'il est handicapé mental.
A 18 ans, il en a 15 mentalement. Pendant 2 ans, il m'a obligée à lui faire des trucs. Il a failli me violer mais ma mère a voulu me voir alors que j'était nue.
Personne n'en parle jamais à la maison, ils font comme si de rien était.
Je me mutile pour évacuer ça, personne n'est au courant alors que les profs me questionnent.
Je ne peux rien dire, c'était il y a 3 ans, en aôut.

Anonyme, le 04/12/2012 à 22h45
J'ai 13 ans aujourd'hui, et depuis mes 18 mois j'ai vécue en famille d'acceuille ou en foyer.. Mais à l'âge de 10 ans je allais habitais chez ma mère (petite et très maigre) Elle es alcoolique et mon beau-père l'es également. Le soucis c'est mon beau-père battait ma mère quand il était bourré (c'est à dire constament..) Mais elle fesait de vols planés à cause de sa carrure pas très résistante.. Alors à chaques fois que mon beau-père la frappais je me mettais devant ma mère et ma ramassée tout les coup dans le visage, les cotes, les jambes... Il m'arrivais de me prendre des bouteille des lampes et objets en tout genre, rein que pour protégée ma mère (qui a l'heure d'aujourd'hui n'a jamais rien fais pour moi ni pour mes frères ..) Puis le soir quand ma mère ne tenais plus sur ses jambes elle allée se couchée et j'en profitais pour faire la même choses.. J'été a bout de force et pourtant mon beau-père (bourré egalement comme a son habitude) rentrait dans ma chambre venait s'allonger à côter de moi et me violée.. Il m'obligeait a lui faire des choses que logiquement des filles de mon âge ne penserais même pas a faire.. J'avais mal je souffrais.. Et sa à duré pendant 2 ans et demi.. Je ne pouvais rien faire .. (il m'a même causer une déchirure vaginale...) J'en avais merre de souffrir alors j'ai décidé d'abandonnée ma mère pour allée vivre chez mon père. Seulement je suis allée portée plainte mais trop tard... Un policier ma dit que si ils n'avaient aucunes preuves c'est moi qui irais en prison a mes dix-huit ans par ce que j'aurais accusé quelqu'un a tord.. Seulement comment veulent t'ils que je leurs fournissent des preuve ? il n'y y'en a aucunes eccepter mes souvenir atroces et la douleurs d'y repensé.. Je ne sais pas quoi faire je suis perdue.. Je ne veut pas allée en prison a cause d'un salaud, je ne veut pas y allée a sa place..Chaques jours je me mord les doigts esperant trouver une solution que je trouve désèspérement pas ... j'ai besoin d'aide, de réponse... Maintenant a l'âge de bientôt 14 ans je redoute l'avenir mais essaye avant tout de passée à autres choses.. Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas la mais je ne souhaite a personne que des atrocités pareil leurs arrive...

avatar Par Misaki-chan, le 11/09/2012 à 20h15
Je n'ai jamais été violée mais je ne savait pas que 75 000 femmes était violée par ans ! Sa fait comme même beaucoup et je savais que peu portait plainte mais 5 000 sur les 75 000 c'est une fourmi parmit les géants ! Sinon, il faut porter plainte, je vous encourage et même si je sais que un viol détruit la personne, vous n'êtes pas seuls . :)

Anonyme, le 25/08/2012 à 02h23
Quand j'étais enfant, j'ai été violée pendant trois ans par mon cousin.
J'en ai parlé à mes parents, on a porté plainte, ça a été horrible pendant des années. Mais finalement, au procès, il a plaidé coupable, mais comme il avait entre 13 et 16 ans au moment des faits, il n'a pas écopé de prison ferme. Donc 2 ans de prison avec sursis, 15 000¤ d'indemnités, et un casier judiciaire ineffacable.. Je sais que j'ai eu de la chance, j'ai même eu des excuses.
D'ailleurs j'hésite à faire de mon histoire un livre (qu'en pensez vous ?).
Je pense que trop peu de victimes parlent. Et c'est extremement dommage. Je suis d'accord, c'est une procédure dure et humiliante. Ayant pensé de moi, comme toute victime, que c'était ma faute, je peux dire aujourd'hui à toutes les victimes de viol : CE N'EST PAS VOTRE FAUTE ! PARLEZ EN !
Je me doute que mon témoignage ne servira pas à grand chose, mais il parait que l'espoir fait vivre.
Alors courage. Lancez vous. Vous souffrirez, mais vous ressortirez grandie.

avatar Par PetiteArlue, le 23/08/2012 à 19h11
Le problème, c'est que même en portant plainte, la plus part des violeurs s'en sortent. Et quand les filles attendent des années, elles n'ont plus aucune chance de justice.

C'est pas un meurtre, on ne peut pas le prouver facilement. Ça a beau être une terrible épreuve, il ne faut en aucun cas le garde pour soit car, le jour ou madame de sentira prête à avouer, il sera trop tard.

Par MissAce, le 21/08/2012 à 16h47
C'était mon mec. Il avait commencé à me manipuler, éloignant mes proches et mes amis de moi. J'étais une gamine, je n'ai rien vu venir. Il me frappait lorsque je refusais de lui obéir. J'ai été enceinte d'un viol, j'ai du avorter en urgence, étant déjà à 3mois de grossesse. ça a été atroce, une vraie torture. Je n'ai pas eu le choix, ma famille et mes amis m'ont poussée à le faire. La douleur et la haine m'habitent sans cesse. La haine contre lui, ce gros fdp; et la douleur d'avoir perdu mon enfant. J'étais trop jeune pour être mère, mais sentir la vie à l'intérieur de soi est quelque chose que l'on oublie jamais.

Anonyme, le 23/04/2012 à 14h22
Je n’ai pas porté plainte, car j’ai choisi de ne pas le faire. Par honte ? Par culpabilité ? Peut-être au début, mais avec tout la réflexion que j’ai eu à ce sujet, en me renseignant, j’ai jugé que ce d’un ça ne réparerait pas le mal déjà causé, et de deux, c’est de la vengeance pure et dure.
On m’a dit « fait le pour que tu sois reconnu victime » ; mais ce n’est pas aux yeux de l’Etat que je veux l’être, c’est aux yeux de ma famille, même si je porte plainte et que j’ai gain de cause, et bien ma famille continuera à ne pas vouloir entendre. Et heureusement mon petit ami lui me considère à ce niveau-là.

Etre violée on a des séquelles, c’est des atrocités qui existent, mais je sais qu’avec une bonne thérapie, on s’en sort, et plus fort encore. Je n’excuse pas ce qu’on a pu me faire, ce qu’on peut faire, mais c’est des choses qui existent depuis le début de l’humanité et je ne vois pas en quoi en enfermer un quelques années l’empêchera de recommencer par la suite, et je ne vois pas en quoi c’est constructif pour moi, en tant que victime de l’enfermer. Je sais qu’il y a une obligation de soin, et je suis pour l’obligation de soin car c’est la seule méthode qui pourrait éviter que ça se reproduise sur d’autres.

Comment dire ? Je l’aurai signalé si j’avais le choix entre l’incarcération ou l’obligation de soin. Je suis pour la reconstruction et non pas la destruction. Le foutre en prison c’est lui faire subir pire encore de ce qu’il a pu me faire, car là-bas les viols sont plus fréquents encore, à part qu’ils ont en plus aucune liberté ce sont plus des humains mais des numéros. J’ai eu beaucoup de témoignage sur ce qu’était la prison, et le fait d’avoir fait cette atrocité n’est pas une raison pour s’il soit traité pire que des animaux en captivités, c’est punir un acte inhumain en les rendant réellement inhumain, alors comment éviter qu’ils reproduisent leur actes s’ils se font cassé, détruire, dénuer de toutes identité pendant des années ? Ca rendrait n’importe qui fou, et tout le monde sait que la meilleurs école du crime c’est bien la prison. Ils sont mélangés, un voleur peut très bien se retrouver avec un meurtrier en cellule, comme un violeur avec un escroc. Le racket y est fréquent, et les locaux sont souvent insalubres ou tout le monde se marche dessus, 9m² pour 4 prisonniers. La surpopulation des prisons, c’est une fiction ? Les fouilles au corps régulière, être sous l’emprise total sans avoir le droit de dire « non » des gardiens de prisons. Là c’est l’enfer, mais l’enfer quotidien.

Donc oui une obligation de soin, mais les forcer à l’enfermement c’est bien plus inhumain encore que l’acte qu’ils ont commis. Je les excuses ? Non, mais les peines ne sont pas adaptés, et comme je le disais je suis pour la reconstruction. Baser ma reconstruction sur la destruction ce n’est pas ce que je veux. Ce n’est pas à me venger que je me sentirais plus en sécurité dans les rues. Ce qu’il serait positif pour moi, c’est de savoir qu’ils sont pris en charge, comme des êtres humains et qu’on travaille à la prévention de la récidive. Le bracelet électronique pourquoi pas ? On pourrait mieux les contrôler, tout en leur laissant plus de liberté, car s’ils n’ont aucun espoir en l’avenir, comment pourrait-ils se dire qu’ils doivent ne pas recommencer ? Utopiste, peut-être. Mais je sais que pas tous sont des récidivistes, et que même si l’acte est horrible, pour nous, ça reste un être humain alors autant le soigner comme tel, car c’est un problème de comportement, pas un monstre. Seul le multirécidiviste, sadique mériteraient d’être enfermé en hôpital psy.
J’ai lu beaucoup de livre à ce sujet, et honnêtement, comment peut-on dire que quelqu’un ne récidivera pas si cette personne est enfermée et donc aucun risque, aucune chance de savoir si elle est capable de se maitriser ? Tout as une raison, ça peut être dû à une maladie mentale, ça peut être dû à une dépression, à tout un tas de choses en fait, et si on ne soigne pas ce problème bah ça a des chances des recommencer.

Je me sentirais plus en sécurité en sachant qu’une personne est partie en hôpital psy pour se faire soigner plutôt qu’en prison ou le suivi psychologique est douteux. Si on détruit quelqu’un on a plus de chance de le l’inciter à continuer sa destruction et la destruction des autres, autant laisser une chance à ceux qui peuvent s’en sortir, je me sens plus humaine en ne portant pas plainte que si je le faisais.

J’ai eu des souffrances, mais c’est du passé, j’ai pu reconstruire beaucoup mais si seulement j’avais eu la chance de l’obliger à se soigner ça aurait été mieux, mais alors si ça passe par la prison non merci.
Après les chiens ne font pas des chats, si moi je souffre de cette acte, c’est qu’il y a déjà un gros problème de la part de mon agresseurs, et si on ne résout pas ce problème qu’on le déshumanise à la place, et bien il peut recommencer, en cellule, ou à l’extérieur. Mais ça tout le monde s’en fout, c’est la « justice » de laisser les déviants crevé dans un coin, on est tous victime de quelqu’un d’une manière ou d’une autres, mais ce n’est pas en crevant notre agresseur qu’on récupèrera ce qu’on nous a prit. Je crois que c’est même se rabaisser encore plus bas que son niveau. A nous en temps de victime de montrer ce qu’on a dans le ventre en se reconstruisant, et au système judiciaire de nous laisser le choix de dire qu’on ne veut pas qu’il aille en prison. Le concept de porter plainte est pas mal, se revendiquer victime, faire savoir qu’on a souffert, le désigner pour dire « attention à ce gars-là », mais le tuer pour moi revivre, non. C’est pas dans ma moral.

Je veux en tant que victime, que les familles arrêtent de fermer les yeux, ne pas faire comme si de rien était si ça se passe dans la famille, et d’écouter les victimes, la thérapie est la seule chose qui peut nous aider à nous reconstruire et le soutien de nos proche. Si on sait au fond de nous que le gars qui nous a fait ça recommencera forcément, qu’il est un danger pour les autres, oui porter plainte pourquoi pas, mais il n’y a pas que des récidivistes c’est ça qu’il faut comprendre, alors dans la thérapie tu te rends vite compte s’il recommencera ou pas. Mais bon sang, pourquoi ne pas tout simplement les forcer à se soigner ?

Nous on peut se reconstruire, il peut lui se faire soigner, et prévenir la société.
De nos jours, dans la société, si quelqu’un ressent au fond de lui qu’il risque de passer à l’acte, il se tait par peur d’être jugé déjà coupable, donc il se croit déjà perdu et ne fait aucune démarche pour être pris en charge par des pros pour ne pas passer à l’acte, car la société veut couper des tête et non éviter que le drame se produise. Donc si on n’oublie pas que ce sont des êtres humains, on peut mieux prévenir le passage à l’acte, et au lieu de laisser aucune chance à celui qui veut s’en sortir, juger plus justement encore les choses. Autrefois le viol n’était pas reconnu par la loi, maintenant on a enfin montré ce que c’est, autrefois c’était le silence, maintenant on parle, alors dans le futur, ce serait encore mieux d’encourager à parler avant que l’acte soit commis pour qu’il y ait un soin déjà, et pour ce qui a été fait, voir ce qui est le plus juste en fonction du degré de dangerosité de l’agresseur.

Ma meilleur revanche ce serait de protéger les autres en soignant le mal, et non en l’enfermant en essayant de l’oublier.

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