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Réduction des risques

On entend parler de plus en plus souvent de la réduction des risques. Mais que signifie cette expression? De quels risques parle-t-on ?

La prise de risques est une notion simple et qui correspond à des choses que nous faisons tous les jours : je vais rouler en scooter sans casque, c'est moi qui saute le plus loin, je bois toute la nuit pour faire la fête, etc....
On estime plus ou moins bien le risque, on n'y pense pas le plus souvent et on ne s'en rend compte qu'après quand on se fait mal, quand on est dans les conséquences.
On ne pourra jamais supprimer totalement les risques, on peut essayer d'en prendre moins. Il y a des risques que l'on peut diminuer.
C'est la lutte contre le sida qui a imposé la notion de réduction de risques chez les consommateurs de drogues. Pour arrêter des contaminations par le virus du sida lors des injections de drogue intra veineuses on doit utiliser des seringues stériles à usage unique et ne jamais partager son matériel d'injection. Pour cela, des kits ou des stéribox sont mis à disposition. Par ailleurs la prise de drogue constituant en elle-même un risque, les médecins proposent des produits de substitution (méthadone, subutex...) qui se prennent par la bouche ,évitent la voie veineuse et permettent de s'acheminer vers le sevrage c'est-à-dire la capacité de sortir de la drogue, de s'en délivrer.
On cherche d'abord à limiter les risques les plus immédiats, les risques de contamination infectieuse, en faisant évoluer les pratiques de consommation de drogue, puis on réduit progressivement le risque que constitue la consommation et la dépendance à ces substances.
Par extension, cette notion de réduction des risques est également appliquée pour d'autres types de consommation :
Dans les soirées rave :
- Mise à disposition de Testing ( test chimique de la composition du produit) pour éviter les produits trop «pourris».
- Equipe de secours pour les malaises
- Conseil de bonne hydratation, temps de repos.
Les bonnes idées dans ce domaine sont les bienvenues et n'hésitez pas à les faire connaître mais une chose est certaine, allez y doucement on peut vraiment s'amuser sans se faire mal.

Jean Yves Fatras, Médecin de santé publique le 16/01/2002

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