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TS, suicide : que faire ?

Pourquoi les TS et suicides des ados choquent plus que ceux des septuagénaires ? Et surtout que peut-on faire pour éviter cela ?

Le "suicide" -et plus généralement les TS des ados- surprennent parce qu'on pense qu'ils ont la vie devant eux, qu'ils sont encore loin des soucis. Mais tout ça c'est des conneries car les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Le problème avec le suicide, c'est que même si tout ne doit pas reposer sur le système de soins, c'est souvent par là qu'on passe dans un premier temps. Or cette prise en charge n'est pas toujours excellente. Aux urgences par exemple, le temps manque souvent aux infirmières qui devraient pouvoir accueillir convenablement les suicidants et être à leur écoute. Or parfois, ça s'arrête au lavage d'estomac et on n'en parle plus. Bref, c'est limite le meilleur moyen de donner envie de recommencer...
En fait, soit la prise en charge laisse à désirer et peut même s'avérer traumatisante, soit elle n'est pas assurée du tout. Quand la case hôpital est zappée, le recours aux anti-dépresseurs, une visite chez un psy ou autre n'est pas systématique, loin de là. Déjà qu'en ayant fait une TS, rares sont les jeunes qui auront un entretien avec un psychiatre ou un psychologue, alors sans en avoir fait n'en parlons pas. En est-on encore au temps où aller voir un psy semble réservé aux fous ?

Certes la prise en charge ne fait pas tout, d'où le travail de nombreuses assos' qui se penchent sur la prévention du suicide. Alors que faire dans ces cas-là, quelles "solutions" pour éviter que l'autre passe à l'acte ? :
- Repérer les signes de pré-crise : dévalorisation de soi, repli, sentiment d'inutilité, perte d'appétit... la liste est longue et variable d'un individu à l'autre. D'une manière générale, même s'il existe des cas de dépression masquée (et là, vas-y pour trouver les signes avant-coureurs !), un changement brusque de comportement doit mettre sur la voie.
- Ne pas minimiser l'acte (si la personne a fait une TS) ni les propos du genre "bientôt, je ne serais plus là pour vous emmerder !". Même si ça peut avoir un côté agaçant, c'est le genre de détail à ne pas laisser passer comme une lettre à la poste. Il faut au contraire se montrer plus attentif.
- Ne pas sous-estimer le risque de récidive.
Reste enfin à trouver que faire quand on en a soi-même marre de tout... Le meilleur moyen, ça reste quand même d'en parler, de s'envoyer des roses quand personne ne pense à le faire. On a toujours un truc dont on est fier, c'est mieux de bloquer là-dessus que sur ce quoi on a foiré.
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tasanté.com le 05/02/2002

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