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J'ai 2 amours : le premier et ma douleur...

Expérience magique, aventure traumatisante, le souvenir du premier amour, celui qui compte vraiment, tourne parfois à l'obsession jusqu'à changer ton rapport à toi-même et surtout à l'Amour. Témoignages ...

Alison : L'angoisse de la répétition
"Je suis sortie pendant 2 ans avec ce mec que j'adorais et c'était réciproque... Enfin, je croyais. On habitait pas la même ville mais on pouvait se voir tous les week-ends. On faisait l'amour, on sortait, on avait des potes en commun etc. C'était vraiment le big love. Jusqu'à ce qu'un jour un de ces potes fasse une gaffe. Je sais pas s'il l'avait fait exprès ou pas, lui m'a dit que non, qu'il croyait que j'étais au courant... En fait mon mec avait une autre meuf depuis bien avant moi. Leur relation était un peu chaotique. Elle était pus âgée que lui, que nous. Il la voyait toute la semaine. J'ai eu mal, mais je ne l'ai pas quitté tout de suite. Je pouvais pas, j'étais accro. En plus je suis sûre que lui m'aimait aussi. J'ai souffert pendant un an et puis j'ai cassé. Depuis, mes amours c'est le néant ; j'ai peur que ça recommence."

Nine75 : L'incessante comparaison
« j'arrive pas à oublier mon mec. A chaque fois c'est toujours le même scénario qui se répète. Un mec flashe sur moi, je suis attirée. Toute la phase de séduction est super agréable, c'est excitant de recevoir des coups de fils, des SMS gentil, de se voir tout en sachant que bientôt il va se passer un truc. Bref toute la phase avant le premier bisou et les premières caresses. Et puis dès qu'il faut passer à l'acte, je sais pas, je suis bloquée. Ça me dégoûte, je supporte pas l'odeur du mec, je trouve dégueu la manière dont il embrasse etc. Et voilà, à chaque fois je me tire, j'arrête tout. C'est horrible, je m'en sors pas ».

Les histoires d'Alison et Nine sont tristes mais comme toutes les histoires elles sont aussi très banales et à la fois compliquées parce qu'on en a qu'une vision réduite. Mais pourquoi n'arrivent-elles pas à passer le cap de leur aventure et à faire le deuil de leur premier amour ?
Plusieurs hypothèses...

La douleur comme raison de vivre
Parce que la douleur est devenue identitaire chez elle. Elles sont devenues "je suis celle/celui qui souffre", "je suis celle/celui qui a eu une aventure inoubliable", "je suis celle/celui qui a eu une expérience horrible". Le jugement peut paraître un peu dur, mais ces 3 filles sont plus amoureuses de leur douleur que de leurs anciens mecs. Elles découvrent que la douleur peut être très confortable. Elle permet de rester dans un cocon mais aussi de fasciner et d'attirer et de se distinguer des autres : "tu vois, moi je ne suis pas ordinaire, il m'est arrivé ça... " Elles sont d'abord leur histoire avant d'être elles-même et s'empêchent de vivre d'autres amours de peur de briser cette identité là. Comme si elles allaient disparaître avec leur douleur.

C'était mieux avant...
Avec le temps on a tendance à idéaliser les souvenirs et les gens. On oublie tous les moments creux où l'on s'est ennuyé, les petites disputes, les moments d'attente etc. Et on a non seulement tendance à ne retenir que le bon côté des choses mais aussi à les transformer pour les rendre plus belles. Mais si c'est une tendance naturelle, il faut en avoir conscience pour ne pas prendre pour modèle une histoire qui n'a finalement pas existée.

Il n'y a bien évidemment pas de recette miracle pour se sortir de cette phase un peu dépressive. Seul un déclic et une volonté de retourner vers le monde peut changer le cours des choses. Dans l'idéal, le déclic pourrait être un garçon plus patient et plus accro que les autres ;-)
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Les amours d'amour finissent mal ...
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tasante.com le 09/10/2003

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