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Bénévole engagé...

Sais-tu que si tu tombes dans les pommes, il y a 9 chances sur 10 que tu sois secouru(e) par un bénévole. C'est pas cher payé la joie de te rouler un gros palot, mais la motivation est ailleurs. Cap sur les secouristes de la protection civile qui sauvent des vies...gratuitement.

Un bénévolat de très haut niveau
Pour la protection civile c'est entendu : « les bénévoles doivent être des professionnels du secourisme. Quand il s'agit de sauver des vies, tu n'as pas le droit d'être un amateur ».

Les exigences sont fortes, parce que l'enjeu est fort lui aussi. Premier sur les lieux, la mission du secouriste est de maintenir en vie la victime le temps que les moyens médicaux arrivent.

Bien formé, bien entraîné, bien équipé, le bénévole doit se rendre disponible au moins un week-end par mois et, surtout, doit se plier à une organisation quasi militaire, parce que l'efficacité est à ce prix.

Pour quoi faire ?
Lorsque tu appelles le 15, tu tombes sur le centre de régulation du SAMU où une personne, souvent un médecin, apprécie la gravité de la situation et décide des moyens à envoyer.

Lorsque l'intervention ne nécessite pas de moyens médicaux, 80 % des cas, il peut envoyer une équipe de la Protection Civile. Une fois que tu auras revêtu l'uniforme bleu, tu rassureras la grand-mère qui a fait son petit malaise chez Damart, tu poseras un défibrillateur sur un cardiaque au bord de la nationale, à moins que tu ne lui fasses un bon massage cardiaque comme dans Urgences . Il se peut aussi que tu sois obligé(e) d'appeler une antenne médicalisée après avoir constaté un traumatisme crânien sur un skateur encastré dans un banc public.

Il y a aussi les comas éthyliques, les bastons et les bouteilles de champagnes ramassées sur le crâne lors des grandes manifestations où la Protection Civile est toujours présente.
C'est le visage le plus connu de la Protection Civile, les véhicules blancs et oranges, à ne pas confondre avec les rouges des pompiers (facile) et les blancs et bleu du Samu (moins facile). Mais tout ce monde là travaille ensemble.

Que des choses utiles, concrètes... et sauver des vies peut vite devenir une drogue. Alors si tu cherches un truc excitant, des responsabilités, du matériel de pointe contacte l'antenne Protection Civile de ton département. Allez, c'est signé...en route pour de nouvelles aventures.

Pour en savoir plus :
- les gestes qui sauvent

Les différentes formations :
Il y a deux niveaux de formation à la Protection Civile.

La Formation de Base aux Premiers Secours (AFPS) donne le niveau « sauveteur » où les réflexes de base, les premiers gestes sont appris : comment réagir face à une hémorragie, une plaie, une brûlure, un coma, un arrêt cardiaque....Ce niveau ne permet pas encore d'intervenir avec du matériel, mais tu peux participer aux rondes de nuit du Samu social, destiné à venir en aide aux SDF.

C'est le Certificat d'Aptitude aux Premiers Secours en Equipe (CFAPSE) qui donne le niveau « secouriste », donnant la possibilité d'intégrer une équipe d'intervention et d'utiliser du matériel plus lourd. Etalée sur un week-end entier, cette dernière formation, reconnue par l'Etat et par de nombreuses entreprises, est aux frais du bénévole : 280 € en principe, mais il existe des solutions pour en limiter le coût.

tasanté.com le 21/11/2003

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