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Etre bi, être homo c'est cool ?

Etre homo, être bi ça se vit comment maintenant qu'on en parle à la télé, que cela semble mieux accepté. Deux études, une aux Etats-Unis, l'autre en France viennent brouiller les pistes

Explosion de la bisexualité déclarée chez les filles aux States : alors bi comme bien ?
Les derniers chiffres officiels sur le sujet en France remontent à 10 ans... Or si on se base sur l'exemple américain, il est bien possible qu'un boom de la bisexualité féminine s'opère aussi chez nous. Car ils grimpent les chiffres de la bisexualité féminine outre-atlantique et près de 12% des filles de 15-19 ans déclarent sans problème avoir eu une relation homosexuelle tout en étant hétéro. C'est statistiquement 3 fois plus qu'il y a dix ans, ce qui prouve l'ampleur du phénomène.
Par contre le pourquoi du comment a du mal à être clairement identifié. Certains pensent que cela est devenu une sorte de rite de passage à l'âge adulte (genre c'est normal d'essayer l'homosexualité quand on est une jeune fille américaine), d'autres pensent que cela rassure car les risques de transmission du VIH sont beaucoup moins importants (bref c'est du "safe sex" carrément "sex").
En tout cas un vrai vent de nouveauté semble souffler chez les jeunes filles car il est de moins en moins tabou de s'afficher bi, notamment sur son blog et après la diffusion de séries TV comme "The L word".

Les jeunes homos en bavent !!!
Le chiffre est implacable : les jeunes homos auraient 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels ! Issu, d’une enquête récente, réalisée en France auprès de 900 jeunes homos de 16 à 39 ans, il donne une idée pas très glamour de l’homosexualité. En tous les cas, c’est une image aux antipodes de l’homosexualité assumée et militante des défilés bariolés de la gay-pride.
C’est qu’à l’adolescence, tu as envie de faire comme tes potes, draguer, faire des vannes bien grasses sur le sexe et quand tu te découvres différent, sur le plan de la sexualité - le truc important de l’adolescence - t’encaisses un gros coup et tu n’as plus que le choix entre te taire, ou le dire et prendre le risque d’être viré du groupe. Mauvaise image de soi et découverte clandestine de la sexualité ajoutent au risque suicidaire, le risque du virus du sida et des IST. C’est lors des premiers rapports sexuels homos qu’il y a le plus de danger.
Alors, même si c’est tendance de sortir dans des lieux gay, de s’habiller sex et tendance, il semblerait que la société continue d’être cruelle, même involontairement, à l’égard de ceux et celles qui le vivent dans leur corps.
Manifestement, le vécu est différent selon qu’on est bi ou homo. Manifestement aussi, les filles parlent plus franchement de leur bisexualité.

Par contre il y a un truc qui ne change pas. En France, quand on s’intéresse à l’homosexualité, on ne s’intéresse qu’aux mecs strictement homosexuels. Pourquoi pas une enquête sur le vécu psychologique des lesbiennes ? Pourquoi pas une enquête sur les mecs qui ne se voient pas comme gay, mais qui à l’occasion couchent avec des garçons ? Bien compliqué tout ça…
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tasanté.com le 20/09/2005

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