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Kyste ovarien

T'as mal au ventre, tu penses que tu es concernée ou t'en as tout simplement entendu parler et tu veux savoir : le kyste aux ovaires, c'est quoi ?

Un kyste, c'est quoi ?
C'est une boule emplie de liquide qui se forme à un endroit du corps. Il existe des kystes à l'ovaire, des kystes du foie, des kystes au niveau des reins, des kystes sur la peau...

Comment peut-on penser qu'on a peut-être un kyste ?
- Parce qu'on a mal au ventre. Il s'agit le plus souvent d'une douleur unilatérale (le kyste est d'un côté), un peu en dessous du niveau du nombril. Ces douleurs sont des tensions, tiraillements, pesanteurs... Parfois, cela peut-être une douleur extrême et brutale en cas de torsion de kyste, ou d'hémorragie intra-kystique.
- Parce qu'on a un très gros ventre ! C'est rare, et aujourd'hui, on ne voit plus guère de femmes avoir un ventre de 5 ou 6 mois de grossesse à cause d'un énorme kyste de plus d'un kilo ! Mais ça existe encore !
- Parce qu'on a des problèmes urinaires ou digestifs : si le kyste est très gros, il comprime les organes autour...
- Parce que le gynéco te dit : « Vous avez peut-être un kyste à l'ovaire ». En effet, lorsqu'il fait un toucher vaginal, si le kyste est assez gros, il peut le percevoir entre son doigt intra-vaginal, et sa main qui palpe ton ventre.
- Parce qu'on te découvre un kyste suite à une échographie réalisée pour des douleurs du ventre ou autre chose...

Le microkyste à l'ovaire :
Tous les mois, à cause des cycles féminins, des microkystes normaux se forment au niveau des ovaires. Il s'agit des ovules qui se préparent à ovuler ! Chaque mois, plusieurs microkystes existent, souvent sur les deux ovaires. Puis, une fois l'ovulation passée, ces formations persistent devenant ce qu'on appelle des corps jaunes, qui fabriquent des hormones. Au 14ième jour après l'ovulation, le corps jaune cesse de fonctionner entraînant les règles, et tout ça disparaît. Il n'y a plus de microkyste.

L'origine des kystes fonctionnels, les plus fréquents, 90 % des kystes ovariens :
Parfois, les microkystes ne disparaissent pas. Ils persistent et, chaque mois continuent à grossir. Ils finissent par mesurer plusieurs centimètres et par entraîner des douleurs. Le traitement est une pilule fortement dosée, qui oblige les ovaires à ne plus fonctionner pendant plusieurs mois, et comme ils ne sont plus stimulés, les kystes diminuent progressivement pour disparaître.

Cependant, certains kystes sont trop gros pour réussir à s'en aller de cette manière. On doit alors les opérer pour les enlever.

Pourquoi les kystes sont-il à soigner ?
Une boule de liquide, après tout, ce n'est pas si grave ! Mais ça peut le devenir. Tout d'abord, elle provoque des douleurs, à cause de l'étirement des tissus. Ensuite, la boule peut se déchirer et relâcher le liquide qu'elle contient, entraînant des douleurs atroces et un saignement interne éventuellement important. Et puis, le kyste peut se tordre autour de la trompe, pinçant complètement les artères et empêchant le sang de circuler. Cette torsion de kyste est une urgence chirurgicale, car l'ovaire n'est alors plus irrigué et se détruit en quelques heures entraînant des douleurs épouvantables.

Les autres kystes :
Il existe en fait différentes autres sortes de kystes à l'ovaire. Le kyste dû à une endométriose qui entraîne des douleurs importantes au moment des règles, le kyste dermoïde, formation qui peut contenir des sortes de poils, kyste séreux, etc. Certains kystes peuvent même être des cancers de l'ovaire, d'où l'importance d'un bilan en cas de kyste.

Les examens et le traitement :
L'examen qui révèle le kyste est l'échographie qui utilise les ultrasons et qui est totalement indolore. Lorsque le kyste est trop gros ou que le traitement par pilule ne le fait pas régresser, on l'enlève par chirurgie. L'opération la plus courante se fait par coelioscopie, qui consiste à passer un petit tuyau dans le ventre pour opérer, de manière à ne pas avoir besoin d'ouvrir entièrement le ventre. Il en reste ensuite seulement de petites cicatrices au niveau du nombril et de l'aine.

Dr Catherine Solano - Médecin généraliste et sexologue le 28/09/2006

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