Euthanasie : les français favorables !

Régulièrement, le débat sur l'euthanasie est relancé dans l'actualité parce que des personnes atteintes de maladie incurable demandent le droit de mourir dignement. Malheureusement, en France, l'homme n'a pas le droit de vie ou de mort sur quiconque, ni même sur lui...

Tasante.com, le 07/05/2009

Opinions, Témoignages (12)

avatar Par Margoot-D, le 23/05/2012 à 18h13
Moi je suis pour l'euthanasie. Ma grand-mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer, et est devenue un légume. Elle ne parle plus, ne marche plus, est allongée 24h/24 dans un lit, placée en centre pour personnes âgées, à attendre la mort, c'est malheureux à dire mais c'est la vérité. Cela fait maintenant bientôt 7ans qu'elle est placée dans ce centre, et elle se fait petit à petit ronger par la maladie. Ce n'est même plus une vie qu'elle a ! Je parle bien de ma propre grand mère, ça me fait mal au coeur de dire ça, mais elle sera mieux au ciel que dans ce foutu lit ! Alors je suis pour l'euthanasie, il n'y aurait que moi, je ferais euthanasier ma grand-mère, même si je souffrirais énormément, je préfèrerais ne plus la voir dans cet état.. Et pour elle, qui ne réagit pratiquement plus à rien, elle reste malgré tout en vie et enfermée h24, sans pouvoir rien faire, et cela depuis 7ans.

Par ethos, le 12/07/2010 à 19h47
OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie !

Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972 (et en 1810 en France), cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens.

En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 (et en 1981 en France) ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier, et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte parfaitement libre et volontaire »

Eric Folot

avatar Par oona-a, le 16/09/2009 à 15h20
la-miss-du-38240, pourquoi voudrais-tu qu'une personne atteinte d'une maladie incurable souffrante et qui ne pourra jamais guérir continue a vivre dans la souffrance jusqu'a que la mort.
Je trouve que tout le monde ayant des circtonstance attennuantes (maladie incurable,affreuse douleurs ect..) Et non un p'tit chagrin (chose guérrisable par un suivi psycologique) puisse bénéficier de l'euthanasie. Je trouve bien que se soit déjà le cas en Suisse

avatar Par la-miss-du-38240, le 09/06/2009 à 20h12
moi je dit que si on pouvait donner le droit au medecin de faire mourir leur passients par leur demande sa serai pas normal. est encore une chance que se soi interdit que se soi un medecin ou autres on peut pas oter la vie a quelqun jeune, malade ect

Par little-louise, le 04/06/2009 à 00h14
Une maladie incurable, c'est des douleurs, des traitements, de la fatigue, des soins parfois très lourd, tout en sachant que cette maladie tuera.
Euthanasie, on le répète, ça veut dire "la belle mort". C'est une mort sans souffrance, douce et rapide. On sait que la maladie va gagner, dans un futur plus ou moins proche, cette maladie que les médecins ne savent pas guérir. On sait que la fin sera horrible, l'agonie longue et difficile, les médecins impuissants, les proches éplorés.

Alors oui. Je suis pour l'euthanasie. Parce que c'est horrible de perdre quelqu'un qu'on aime, mais ça l'est encore plus de le voir partir après des jours d'agonie.
Parce que l'euthanasie n'est pas un meurtre mais une preuve d'amour.

Anonyme, le 26/05/2009 à 17h58
Perso je suis pour ! si la vie n'est plus que souffrances , pourquoi vivre ? Si la personne VEUT mourir, pourquoi refuse-t-on ? Donc je suis pour ! mais seulement si la personne souffre beaucoup !

Par Danette23, le 20/05/2009 à 11h15
Moi, je dis que "le jour ou on choisira de naître, on poura choisir de mourir"!
Le cas de la française avec la tumeure est une exeption qui a été médiatisée à font!
Tellement de personne vont mourir juste sur pour un chagrin d'amour, pour une détresse passagère,..?

Par alex-du-27, le 17/05/2009 à 00h31
je suis d'accord mais il faut mettre des limites on ne doit pas pouvoir avoir l'autorisation d'être euthanasié juste parce qu'on en a marre de la vie il faut vraiment en avoir besoin et que notre maladie soit incurable vraiment souffrir car certaine personne pourrait en faire un abus et c'est la raison pour laquelle cette loi ne passe pas

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