Tes trucs pour penser positif.

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Je cherche.. "tes trucs pour penser positif"

J'ai 21 ans, je suis étudiante en première année de licence, je vis en couple depuis mes 18 ans. Il y a quelques mois, j'ai appris que j'étais enceinte, avec mon copain, on a beaucoup discuté et on a jugé qu'on ne pouvait pas le gardé pour cause de notre manque d'argent et maturité. Je me suis donc orientée pour un avortement quelques jours seulement après ma découverte (j'étais qu'à une semaine et demi de grossesse ) et la procédure m'a fait attendre la date limite de l'avortement médicamenteux ( 5 semaines de grossesse ). Entre ce temps ou j'ai engagé la démarche et le jour du premier comprimé, j'ai eu le temps de vivre ma grossesse, j'avais dès le début tout les symptômes, et je ne pouvais pas ignorer que bébé était là. J'ai vécu à 100% ma grossesse le temps que j'étais enceinte, et j'aimais ça. Cet embryon, j'ai eu le temps de l'aimer, mais j'avais la barrière "obligation" ( dans ma tête ) qui me forçait d'aller jusqu'au bout de cet avortement alors que tout le reste en moi criait "barre toi en courant et protège le".
Mon homme ne se sentait vraiment pas prêt a être père ( il s'est beaucoup posé de questions pour savoir s'il y arriverait, et le voulais, mais ça l'angoissait trop ) et il a aussi des études a faire. Notre appartement est payé par mes beaux parents et son père, dans sa jeunesse a du être forcé d'abandonner ses études suite à l'arrivé de son premier enfant... chose qu'il nous interdit formellement qu'on reproduise, avec la menace de perdre tout soutien financier et renier son fils.

J'ai avorté, je souffre.. dans ma jeunesse j'ai vécu des agression, des viols, mon ex me battait mais aucun de ses traumatisme n'arrive à la hauteur de la souffrance que je ressens en ce moment même.

J'ai été suivie pas mon psychologue pour mes traumatismes de mon adolescence, j'ai beaucoup avancé, mais je peine énormément à le recontacter pour des séances même si je sais que je me tue à petit feu si je ne fais rien.
J'ai peur de le contacter, car j'essaie d'en parler à mon copain, mais je n'arrive pas à exprimer ce qui ne va pas, j'arrive difficilement à évoquer cela avec lui. Je n'arrive pas à trouver les mots, j'arrive pas à parler de ce que je ressens, j'ai honte, mais j'arrive pas à plus détailler.
Quand mon fiancé et moi, nous faisons l'amour, je me bloque par peur de l'éjaculation et que tout recommence ( pourtant j'ai la pilule ), quand il me demande ce qui m'angoisse, je laisse entendre que c'est lié à mes viols, mais pas à cet avortement. J'arrive plus à être honnête avec lui car je n'ai pas envi de lui expliquer le "pourquoi du comment".
Mon bébé me manque c'est horrible, ce qui tiraillait mon utérus est partie, la joie de vivre aussi. Je ne supporte plus la présence d'enfant ou de femme enceinte sans pleurer.
Je prends peur de mon comportement surtout quand mon fiancé était partie pour la soirée, j'ai bu de l'alcool seul en cherchant l'ivresse pour vider mon sac, pleurer et mieux comprendre pourquoi j'étais pas bien mais j'en suis pas fière. J'ai peur de faire des bêtises sur moi même.

J'ai envi de tout abandonner, je me sens coupable, comme avoir accompli un meurtre, j'ai jamais voulu en arriver là mais je me sentais obligée par la pression de la famille, le mal être de mon fiancé, et nos soucis financier. Je n'avais pas le droit d'avoir un enfant maintenant parce que ça aurait été "irréfléchis" "immature" "égoïste" compte tenue des circonstances.
Je m'adresse à vous, non pas pour que vous me "guérissiez" mais tout simplement parce que j'ai besoin de trouver un peu de clarté dans tout çà. Pourquoi cette fois ci c'est plus dure ?
Que dois-je faire ? Comment m'y prendre ?


Pour résumé, s'il vous plait, je cherche un peu de soutiens pour ne pas craquer nerveusement, n'importe quoi, une aide, une explication, ou des conseils.

06/06/2011 à 03:12

Répondre à ce message

 
Répondre  xx-dark-dolly-xx   06/06/2011 à 19:32

c' est plus dure parce que tu as refusé d' avoir un enfant malgré ta grossesse.

on va commencer par l' essentiel: tu n' as commis AUCUN meurtre. si c' était considéré comme tel, l' avortement serait illégal en france. de plus, ce que tu as expulsé, c' est un amas de cellule qui était tout sauf un bébé à ce stade là. il n' avais pas de cerveau formé, pas d' organe à proprement parler, bref, t' as autant commis un meutre en avortant qu' en ayant tes règles. quand t' as tes règles [pas sous pilule], à chaque fois ton corps tue un ovule, qui est une moitié de bébé si on passe par là. t' as pas à te sentir coupable de ça. au contraire, tu n' avais pas de quoi l' assumer, tu l' as sauvé en quelque sorte. crois moi, tu l' aurais encore plus mal vécu si tu l' avais gardé. parce que tu n' aurais pas pu t' en occuper vraiment.

reprendre contact avec ton psy te permettrait justement de mettre des mots sur ce qui ne va pas. ce qui fait empirer ton état, c' est aussi de mentir à ton copain. tu sais que l' excuse du viol n' est pas celle qui t' empêche de faire l' amour. et lui aussi le sait. simplement il ne dit rien pour pas empirer la chose. mais ça le fait souffrir autant que toi cette situation. et vu l' état dans lequel vous êtes, lui mentir c' est fragiliser vos liens et ça ne va rien arranger. pas mal de couples se séparent après un avortement. le tient a survécu, vous vous aimez vraiment. alors ne gâche pas tout.

si tu as peur de l' éjaculation, tu peux cchanger de contraception, en prendre une plus efficace que la pilule. moi j' ai le stérilet au cuivre. 5 ans de tranquilité. le cuivre tue les spermatozoïdes et le stérilet en lui même empêche la nidation. c' est le plus efficace. et même si on te dit le contraire, on le pose sur des jeunes filles qui n' ont jamais eu d' enfant. c' est juste plus douloureux à la pose, mais aps insurmontable!

courage!

 
Répondre  anonyme666   07/06/2011 à 10:11

C'est chaques jours de plus en plus dur car toi t'en avais vraiment envie et tu te sens coupable mais essaie de te dire que t'as eu le bon raisonnement ! Vous pourrez penser à en refaire un plus tard, lorsque votre vie sera stable.

 
Répondre  anonyme666   07/06/2011 à 10:13

J'ai oubliée, pour penser positif, profites-en pour sortir, faire la fête, voir tes amis... Si t'avais eu ton bébé tu ne pourrais pas te permettre tout ça, profite de ta jeunesse, un enfant c'est pas mal de contraite et il faut les moyens !

 
Répondre  HonirA   08/06/2011 à 14:27

dark-dolly :


Merci pour avoir répondu à mon message, je comprends ce que tu veux dire mais je ne fais pas te mentir que j'ai eu des difficultés à lire ta réponse d'un seul coup. Ce qui m'a fait mal, c'est la perception de "simple amas de cellule" car quand tu es enceinte c'est pas "plusieurs cellules" c'est "un commencement". Le corps ne tue pas tout les mois une division cellulaire devant mener a la conception d'un enfant, il expulse un ½uf non féconder, on peut dire que c'est l'outil qui est expulser mais pas la construction. Si tu vois l'image, ovule simple = rien; ovule + spermatozoïde = fusion et division cellulaire = évolution = Vie.

J'espère ne pas te contrarier avec ma vision des choses, j'ai juste envie de t'aider à comprendre ce qui me fait butter, j'ai vraiment du mal à croire qu'à "un amas de cellule", car ça n'aboutis pas à rien. C'était pas mes cellules qui se formaient, c'était les siennes.


La différence avec les règles c'est que tu n'expulse pas autant de caillots, tu vois quand expulsant l'embryon, tu expulse tout ce qu'il y avait autour de lui. Son nid douillet dans l'utérus Désolée, me sens mal même d'en parler, car je me rends responsable, c'est vrai c'est pas un meurtre il n'avait pas encore son c½ur de formé, mais dans la tête, c'était une vie qui débutait, que j'ai empêché d'aboutir à la vie. J'ai pas tué un bébé, mais j'ai tué une partie de moi même, j'ai "tué ma féminité" car naturellement, le rôle d'une femme une fois fécondé c'est habituellement de protéger son petit, ce qui devait se solder par un échec d'une manière ou d'une autre. J'ai perdu pied et je me remet en cause car j'ai pas eu l'occasion de prendre soin d'un commencement, d'une vie qui était sur le point d'aboutir...



Pour expliquer ça, quand on fait le test de grossesse et que contre toute attente, c'est positif, là, tu te dis merde, tu vois le temps défiler, comme un compte à rebours le temps devient étrange, tu sais que normalement quelque mois après et c'est une vie qui est sensé sortir de toi. Et bien tu vois la division cellulaire comme risible, car dans ce cas là toi comme moi, on est aussi un amas de cellule, ou un amas d'organe comme tu le veux. Ça me pousse à philosopher sur le sens même de la vie, car si on en vient à considérer un ½uf fécondé comme de simple cellule, sans plus... Qui sommes nous ?
Enfin c'est un long sujet qui porte à débat.


J'ai finalement réussis à parler un peu à mon copain, il essais de me persuader que j'ai fait le bon choix, mais ça reste toujours très difficile d'en parler avec lui car bon, il essaie de me réconforte, mais j'ai envi de ne pas partager cette souffrance avec lui, c'est con, mais j'ai l'impression que ce mal être est la seule preuve de l’existence de ce bébé perdu. J'ai envi d'en parler m'en sortir, mais j'ai peur qu'il parte de moi même, il n'est plus dans mon corps, mais j'arrive toujours pas à me résoudre à lui dire "adieu". Je ne me comprends pas car j'ai envi de ne plus souffrir, mais j'ai peur de faire mon deuil.
J'ai appelé avec mon psy et je suis sortie ce matin de la séance. Pour le moment c'est le bazar dans ma tête.
Pour ma peur de l'éjaculation, j'ai une pilule contraceptive, je poserais un stérilet au cuivre à la fin de l'été. J'ai juste une angoisse qui monte, voire un dégout ( envi de vomir ) à l'idée de voire, ou sentir, l'éjaculation. Ca n'a pas vraiment rapport avec la contraception, c'est dans ma tête j'associe "éjaculation = sperme = fécondation = souffrance" .. Et même si la pilule l'empêche, c'est le sperme qui me dégoute.



J'ai peur pour l'avenir car je peux plus tard avoir d'autre enfant, mais je ne connaitrais jamais celui là.

Merci beaucoup pour votre réponse à toute les deux, j'essaie de m'occuper, de voire du monde car dès que j'ai un moment de libre, je vais mal.

 
Répondre  Mina1901   06/07/2011 à 22:49

Peut-être le plaisir est là au début mais les conséquences viennent après. Tu as bien fait, au bout de 3 ans faire un enfant c'est trop tôt je vois de gamin maleureux du divorces de leur parents pour te dire le contraire, et puis sans compter que tu te gùâche la vie et tes études.

 

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